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Archive for septembre, 2015

Interview Jean-Marie Gaillard

JEAN-MARIE GAILLARD, EXPERT PANNEAUX AU SEIN DU FCBA DÉVOILE LE NOUVEAU CAHIER 106.

Qu’est-ce que le « Cahier 106 » ?

Il s’agit d’un cahier technique dédié à l’utilisation du contreplaqué NF Extérieur CTB-X. Cet ouvrage est un état de l’art de toutes les utilisations possibles dans le bâtiment. Ont été ajoutés dans cette nouvelle version quelques usages supplémentaires hors bâtiment, pour rappeler que le contreplaqué est un matériau très polyvalent, mais le sujet central demeure la construction.

A qui est destiné cet ouvrage ?

Toute personne qui va contribuer à la réalisation d’un ouvrage : cela va du prescripteur et du concepteur au metteur en œuvre. Ils y trouveront des informations précieuses en matière de calculs simplifiés (les abaques) mais aussi des informations de base sur les pièges à éviter. En résumé, cet ouvrage permet de conforter le professionnel dans son usage du contreplaqué. C’est un facilitateur : si l’on suit les recommandations qui y sont compilées, il n’y a aucune question à se poser… on peut dormir tranquille !

Pourquoi une mise à jour était-elle nécessaire ?

Une génération de menuisiers, d’agenceurs, de constructeurs qui était convertie au contreplaqué NF Extérieur CTB- X est en train de quitter la vie active. Il est donc important de former la nouvelle génération et de remettre ce cahier technique à jour : à la fois par rapport aux attentes de ces nouveaux professionnels (en termes de présentation, de support digital, de schémas…), et aussi par rapport aux évolutions techniques. Le contexte normatif a évolué, de nouvelles exigences (et de nouvelles va- leurs) se sont imposées comme par exemple la perméabilité à l’air, à la vapeur d’eau, la quantité de formaldéhyde ou COV émise ou encore le comportement en cas de séisme… Ce sont des questions que l’on ne se posait pas dans les années 80 et autant de sujets qui étaient jusqu’alors absents du Cahier 106 comme du référentiel CTB-X. Sur ces différents points, le contreplaqué NF Extérieur CTB-X offre pourtant des propriétés très intéressantes. Saviez-vous que les fabricants français peuvent livrer aujourd’hui un panneau de contreplaqué NF Extérieur CTB-X présentant un taux d’émission de COV (dont formaldéhyde) de niveau A+ ?

Des essais sont-ils prévus sur les propriétés de perméabilité à l’air ?

Oui, cela viendra. Une étude avait cependant déjà été réalisée en France il y a une dizaine d’années pour les coffres de volets roulants sur cette question. Le fait est que le contreplaqué était à l’époque le matériau le plus étanche de tous ceux qui avaient été testés. Ce n’est d’ailleurs pas innocent si ce panneau est utilisé sur beaucoup de portes extérieures… sa stabilité dimensionnelle et son étanchéité à l’air justifient cet usage.

Dans cet ouvrage, le sujet central est le contreplaqué «NF Extérieur CTB-X». Qu’est- ce que cette marque apporte au bâtiment ?

Elle atteste d’une double vérification des performances des panneaux avec contrôles continus réalisés par les fabricants (comme pour le marquage CE) et contre-vérification annuelle (a minima) par FCBA sur la base d’échantillonnages. La délivrance de cette marque exige 100 % de conformité aux exigences du référentiel.

Quels intérêts concrets pour le professionnel?

En règle générale, les professionnels ne demandent pas « un panneau de contreplaqué » mais « un CTB-X ». C’est dire si cette marque et ses qualités ont été intégrées par la profession. La marque apporte la garantie que le produit peut être utilisé dans toutes les conditions : que ce soit en extérieur abrité, non abrité, en intérieur sec, en pièces humides… De fait, le contreplaqué NF Extérieur CTB-X est le seul panneau à base de bois qui peut être utilisé à l’extérieur. C’est un fait qui est reconnu partout, depuis la Scandinavie jusqu’en Malaisie en passant par la Creuse. Il faut tout de même souligner qu’en usage extérieur il est toujours recommandé de protéger le panneau avec une lasure.

Quelles sont les forces de NF Extérieur CTB- X sur le marché du bâtiment aujourd’hui ?

  • Le rapport performance/ poids distingue le contreplaqué : c’est une vraie force, à la fois d’un point de vue structurel, du fait des portées autorisées, mais aussi d’un point de vue logis- tique (transport) et humain (manutention).
  • L’usage en contreventement, où le contreplaqué se distingue nettement : le DTU Maison à ossature bois recommande une épaisseur minimale de 9 mm pour l’OSB, de 12 mm pour les panneaux de particules… et seulement de 7 mm pour le contreplaqué.
  • L’usage en plancher : car, pour un entraxe de 50 cm, un contreplaqué d’une épaisseur de 15 mm suffit, alors qu’il faudra… 18 et même 22 mm pour les autres panneaux à base de bois.
  • L’usage en écran de sous toiture, le CTB-X étant le seul panneau pouvant être utilisé à une altitude supérieure à 900 m, selon le DTU.
  • Le comportement à l’humidité, car en cas d’inondation sur un plancher durant une nuit entière les conséquences varient selon la nature de ce plancher : un contreplaqué CTB-X gonflerait de 1%… alors que tout autre panneau à base de bois, gonflerait de 15 % (soit 3 mm pour une épaisseur de 19 mm). Après séchage, un contreplaqué NF Extérieur CTB-X aura retrouvé ses dimensions initiales et n’aura absolument rien perdu de ses performances physiques et mécaniques. Ce qui n’est pas toujours le cas pour les autres panneaux à base de bois !

 

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Jean-Marie GAILLARD, expert Panneaux au sein de l’Institut Technologique FCBA, a dirigé la mise à jour du Cahier 106. Il nous explique pourquoi et comment la lecture de ce cahier technique peut aider tous ceux qui envisagent de concevoir ou mettre en œuvre du contreplaqué dans un ouvrage.

 

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Evolutions produit

ÉVOLUTIONS DU CONTREPLAQUE : JEAN-MARIE GAILLARD POINTE LES ÉVOLUTIONS NOTABLES QUE LE CONTREPLAQUÉ A CONNU AU COURS DES DERNIÈRES DÉCENNIES.


ESSENCES

La première évolution à laquelle je pense, c’est celle des essences employées : il y a une nette augmentation de l’utilisation de placages pin maritime et peuplier au cours des dernières années, sans doute liée à un souhait du marché d’utiliser des essences de bois locales.

COLLES

Les colles sont un autre terrain d’évolution : les colles aujourd’hui utilisées sont très peu émissives. A tel point que l’on atteint quasiment les taux de formaldéhydes naturellement émis par le bois.

FORMATS

Le format des panneaux a également connu des modifications : autrefois, il y avait un format unique, le « format impérial » (8 pieds sur 4, soit 2,50 x 1,22 m). Ce format correspondait exactement aux dimensions intérieures des petites camionnettes… Aujourd’hui, les fabricants proposent une multitude de formats, globalement plus grands que cet ancien standard.

IGNIFUGATION

Il faut également souligner le développement des panneaux ignifugés (Euroclasse B) dont les fumées émises sont avérées non toxiques.

ÉVENTAIL DE PERFORMANCES

Quant aux performances… la multiplicité de compositions possibles (essences, nombres de plis, épaisseurs…) permet une très large palette d’utilisations, tant pour des usages esthétiques que dans des emplois à caractéristiques mécaniques élevées.

 

Architecte : Gauffeny (22)

CARACTÉRISTIQUES MÉCANIQUES : LE CONTREPLAQUÉ… ET LES AUTRES ?

Ce type de panneau présente des propriétés mécaniques proches de celles du bois massif. Par contre, il surpasse la nature sur le terrain de la stabilité dimensionnelle. Pour exemple : si on met une planche de sapin massif d’un 1 mètre de large dans une ambiance à 85% d’humidité puis qu’on la passe dans une ambiance à 30% d’humidité, la planche aura perdu 4 cm dans sa largeur, tandis qu’une plaque de contreplaqué n’aura perdu que 1,5 mm dans les deux sens.

Il s’affranchit également des limites fixées par la nature en matière de dimensions… Longueurs et largeurs ne sont ainsi pas limitées par la taille des arbres ou des billes. On trouve en outre aujourd’hui une large gamme d’épaisseurs, allant de 5 à 40 mm.

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ARGUMENT – Léger et robuste

LE RAPPORT PERFORMANCES/POIDS

Le panneau contreplaqué se distingue par un ratio performances mécaniques/légèreté qui le destine tout particulièrement à des usages en structure, horizontaux comme verticaux.

A ce titre, pour une utilisation en plancher, le contreplaqué, grâce à cet excellent ratio, présente des épaisseurs moindre à performances équivalentes par rapport aux autres panneaux dérivés du bois.

Comparaison

Pour un entraxe de 50 cm, en plancher (selon DTU maison ossature bois)

  • épaisseur minimale recommandée pour un contreplaqué : 15 mm
  • épaisseur minimale recommandée pour un OSB : 18 mm
  • épaisseur minimale recommandée pour un panneau aggloméré : 22 mm

 

Lexique

Les caractéristiques mécaniques des panneaux contreplaqué dépendent de nombreux facteurs : composition des plis (en essence et en épaisseur), essences utilisées, orientation du fil des faces, conditions de déroulage et de pressage… C’est pourquoi seules les données techniques fournies par les producteurs sont utilisables pour les calculs.

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