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Archive for mars, 2021

Motion Design Vidéo – Panneaux Contreplaqués Français

Multi-performance = polyvalence

Retrouvez la toute première vidéo en motion design de notre série « Panneaux Contreplaqués Français ».

Découvrez l’ensemble des usages du panneau contreplaqué. À voir sur notre page Instagram et sur notre toute nouvelle chaîne YouTube.

 

 

 


LES AUTRES ARTICLES DU MOIS

S’inspirer – Le Corbusier INTERVIEW – Benoit DUBOIS

 


S’inspirer – Le Corbusier

Le célèbre « Cabanon » de Le Corbusier fête ses 70 ans cette année… Inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, cette cabane, décrite par le Maître comme « son Palais », se distingue, notamment, par son aménagement… en contreplaqué.

Texte : Claire LELOY

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Photos Cabanon Roquebrune-Cap-Martin : Olivier Martin-Gambier 2006 © Fondation Le Corbusier, FLC/ADAGP

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Peintre, mais aussi urbaniste, designer et architecte du courant moderne (et à ce titre, initiateur des Congrès Internationaux d’Architecture Moderne), Charles-Edouard Jeanneret a passé sa vie à mettre au point une architecture à la mesure de l’homme, utilisant les innovations industrielles pour rendre la « cellule de vie » plus agréable, plus confortable, plus pratique. Ainsi Le Corbusier écrit-il en 1941 : « L’architecture, après la déroute de ces cent dernières années doit, de nouveau, être mise au service de l’homme. Elle doit quitter les pompes stériles, se pencher sur l’individu et créer pour le bonheur de celui-ci, les aménagements qui entoureront, les rendant plus aisés, tous les gestes de la vie ». Des propos, aujourd’hui encore, visionnaires.

Le Cabanon, à Roquebrune
En 1951, Le Corbusier construit son refuge : Le Cabanon, à Roquebrune-Cap-Martin. De proportions extrêmement modestes, la petite maison est un carré de 3,66 x 3,66 m, soit à peine 14 m2. Cette modestie de l’espace est aussi une volonté : la concrétisation d’une vie de travail sur la cellule de vie, réduite au strict minimum mais qui réunisse toutes les « fonctions » nécessaires au confort. C’est la pensée moderniste. En conséquence, cette cellule est pensée pour s’adapter à son utilisateur : les proportions et les agencements répondent exactement aux besoins de son occupant, en l’occurrence Le Corbusier et son épouse Yvonne Jeanneret. Un espace « travail », un espace « repos », un coin cuisine, une table et des rangements… Tous les éléments, ainsi que la structure du Cabanon ont été préfabriqués. S’agissant de l’agencement/ ameublement intérieur, ces éléments sont en contreplaqué.

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Photos Cabanon Roquebrune-Cap-Martin : Olivier Martin-Gambier 2006 © Fondation Le Corbusier, FLC/ADAGP

Le Contreplaqué, partout
Les revêtements muraux, les éléments séparatifs (ici les cloisons sont aussi des espaces de rangement), les placards et la plupart des éléments de mobiliers sont en contreplaqué (de type marine). Plusieurs raisons à ce choix : la première d’entre elles est l’aspect industrialisé du panneau contreplaqué et donc sa production en série garantissant une qualité constante, qui répond aux priorités du Maître (voir encadré). Cette production en série qui a commencé à connaître un vif succès au début du XX° siècle a rendu le matériau incontournable, tant dans les industries du transport que dans la création design. Et voici donc une seconde raison de cette omniprésence du contreplaqué : de Eames à Alto, Perriand… et le Corbusier : le contreplaqué est LE matériau. Et pourquoi donc ? Nous en venons à une troisième raison : les performances du matériau. Le contreplaqué est léger, en outre il se plie – dans tous les sens du terme – à la créativité et au design ; parce que sa nature permet de le mouler, de le cintrer, de le déformer, le contreplaqué est celui qui permet au bois « d’entourer les gestes de la vie ».

Enfin, et surtout, il est résistant. C’est pour cela qu’on le retrouve aussi bien dans les Cuisines-Bars de la Cité radieuse à Marseille, qu’en cloison mobile et plus encore à chaque centimètre-carré du Cabanon : non seulement il est solide (et peut donc camper évidemment un lit, une armoire, ou même un mur) mais il est stable et ne se déforme pas dans le temps. Ainsi il n’y a pas de doute quant au fait que la cloison coulissante continue de coulisser sereinement et que les rangements du Cabanon ont aujourd’hui encore la forme qu’ils avaient il y a 70 ans…

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Photos Cabanon Roquebrune-Cap-Martin : Olivier Martin-Gambier 2006 © Fondation Le Corbusier, FLC/ADAGP

En vidéo – Le Cabanon, avec ARTE En savoir plus – La Fondation Le Corbusier


LES AUTRES ARTICLES DU MOIS

INTERVIEW – Benoit DUBOIS L’argument du mois

INTERVIEW – Benoit DUBOIS fondateur de la société Tiny House Annecy

Benoit Dubois était concepteur en bureau d’études mécaniques dans une autre vie. Sa spécialisation – l’éco-conception et le cycle de vie – l’a mené à se concentrer sur l’utilisateur, de sorte que tout produit dure le plus longtemps possible.

Du domaine industriel, il décide il y a quelques années de franchir le cap, pour « faire » et être au contact direct de l’utilisateur en tant qu’artisan.

Après une formation chez les Compagnons du Tour de France, il fonde la société « Tiny House Annecy » pour accompagner des projets complets d’habitat mobile, depuis le terrain et la conception jusqu’à la fabrication. Une reconversion qui répond aux besoins sociétaux de frugalité, de liberté, d’autonomie…

Mais que vient faire le contreplaqué dans cette aventure ?

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Pouvez-vous nous expliquer ce que propose Tiny House Annecy ?
Mon objectif est d’accompagner totalement l’utilisateur, mon client, dans la réalisation d’une tiny house, qui peut être un logement comme un bureau. J’interviens dès le choix du terrain (que la tiny house soit mobile ou fixe), lors de la conception et, aujourd’hui charpentier, je fabrique. Mais dans tout ce processus, le client est co-concepteur de son ouvrage : tout est réalisé en concertation avec lui. Car la philosophie de cette entreprise repose sur le sur-mesure. Aussi, il n’y a pas de modèle de base (en dehors d’une surface restreinte), car la tiny doit répondre aux exacts besoins de son occupant.

Parlons d’éco-conception. Pourquoi éco-concevoir et comment ?
L’éco-conception est une démarche multi-étapes qui s’adosse sur le cycle de vie d’un produit. Cette démarche de conception exige d’agir à chaque étape du cycle de vie pour alléger globalement et efficacement les impacts environnementaux et sociaux. C’est dans cet esprit qu’il est très important pour moi de travailler autant que possible avec des entreprises locales, à la fois pour des raisons environnementales évidentes (limiter les transports) et également pour des raisons économiques et sociales (accompagner le développement local).
En résumé, il s’agit de trouver le bon compromis entre ce que veut le client et la fonctionnalité de la tiny house en matières de coût, de durabilité, de conformité réglementaire, de fonctions et bien entendu d’impacts. Alors, il faut trouver l’équilibre optimal. Tout est affaire de compromis.
En résumé, le principe de tiny house repose sur l’ergonomie, l’adaptation aux attentes de l’utilisateur et la frugalité : des matières, de l’espace, des besoins, notamment énergétiques.

Vous êtes en train de livrer un bureau mobile pour un des Espaces Info Energie de l’Ademe. Quelles sont les spécificités de cet ouvrage ?
En effet, l’espace « Info Energie » local a identifié la nécessité d’aller au contact des acteurs pour porter l’information. Le principe de lieu d’information fixe (modèle déployé par l’Ademe depuis 2001) n’était plus tout à fait adapté aux besoins de notre territoire (la Haute-Savoie). C’est dans cet esprit qu’ils m’ont demandé de développer un modèle de bureau mobile. Pour pouvoir être déplacé, la contrainte majeure était le poids. Pour les tiny, nous sommes limités à 3,5 tonnes, pour le remorquage. Outre cette contrainte de poids, la robustesse de l’ensemble et la stabilité étaient incontournables ; de même qu’une dimension esthétique et accueillante pour les visiteurs. Le module, conçu en lien avec l’équipe, assume une double fonction : il est à la fois lieu d’accueil et à ce titre est très ouvert et vitré ; il est aussi un démonstrateur de la construction responsable.

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Tiny House Annecy / Benoit Dubois

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Vous y avez mis en œuvre du contreplaqué. Pourquoi ?
La première valeur ajoutée que j’y ai trouvée est celle de la légèreté. Avec une épaisseur minimale de 7mm, le contreplaqué « CTBX »1 permet d’une part, de participer au contreventement (rigidité) des parois ossature bois (selon les normes en vigueur), et d’autre part, d’être utilisé comme parement intérieur. C’est pour cela que je me suis orienté vers le contreplaqué de peuplier ; essence qui en outre est produite et transformée en France. Dans ma démarche d’éco-conception, ce produit répondait à la fois à une forte contrainte de fonctionnalité (quant au poids et à la conformité réglementaire) en même temps qu’il présentait des intérêts environnementaux. Je cherchais un panneau de 7mm d’épaisseur, avec ce contreplaqué j’ai trouvé un panneau mince (8mm) et malgré tout très solide et stable, du fait des plis croisés. Pour ce projet de bureau mobile, le parement intérieur devait être mis en peinture. Mais l’aspect du contreplaqué a conquis le client qui a finalement décidé de laisser la matière apparente sur trois des murs, laissant également apparentes les fixations dans un but pédagogique. Je suis également en train de finaliser le mobilier qui sera en contreplaqué. L’idée centrale repose sur l’économie de matière : trouver le bon compromis entre le matériau de départ (le panneau) et la forme finale, pour utiliser le moins de matière possible et générer le moins de déchet possible.

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Tiny House Annecy / Benoit Dubois

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D’autres projets ? D’autres usages du contreplaqué ?
J’achève au même moment un projet d’habitat. Il sera utilisé par Arnaud, un particulier, comme habitat permanent. Plus spacieux que le bureau mobile, il représente 23 m2 (avec deux mezzanines). Le contreplaqué pourrait aisément trouver sa place avec le mobilier de cuisine du fait de sa stabilité et de sa résistance.

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Tiny House Annecy / Benoit Dubois

 
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