MATÉRIAU RENOUVELABLE / MATIÈRE DURABLE
(
INTERVENTION DE SABINE BOURY – Déléguée Générale, UIPC)
MATINÉE DU CONTREPLAQUÉ 2019


 

 

 

« Un matériau n’est renouvelable que si la ressource est durable. »

 

Sabine BOURY a débuté sa présentation en dessinant l’écosystème du contreplaqué aujourd’hui (de la ressource à la fin de vie), soulignant la chaîne des acteurs et leurs sphères d’influence, afin d’identifier ceux de leurs choix, pouvant infléchir le « bilan de vie » du matériau.

 

Producteurs, fabricants, concepteurs, metteurs en œuvre et utilisateurs… jouent tous un rôle important, à un moment donné, et influent par leurs arbitrages sur le cycle de vie du contreplaqué. Ainsi, le choix du contreplaqué utilisé et sa provenance sont d’importance. Car,  chaque contreplaqué peut offrir, selon les essences et le collage, des caractéristiques spécifiques (tant en matière mécanique, qu’en termes esthétiques ou de durabilité) qui déterminent le domaine d’usage. Mais, le contreplaqué est par excellence polyvalent, laissant à l’utilisateur son libre-arbitre selon l’ordre de priorité de ses critères d’exigence. Il importe donc d’être conscient des impacts que ce choix peut induire, au premier chef sur une exigence de «circuit court».

L’offre française est particulièrement diversifiée, en capacité de produire des panneaux contreplaqués répondant à toute la palette des usages. Pour accompagner cette offre, la profession a développé de nombreux outils pour faciliter le partage d’informations : Fiches de déclaration Environnementale et Sanitaire, étiquetage sanitaire, éco-certification, en sont quelques exemples.

Les industriels français portent une attention active à leurs sources d’approvisionnement en matière première. De fait, considérer la disponibilité de la ressource est un principe fondamental, pour :

  • assurer la pérennité du matériau et du processus industriel,
  • assumer la responsabilité sociétale et environnementale,
  • garantir les légalité et « soutenabilité » de la ressource pour assurer la  renouvelabilité  du matériau.

L’exemple du peuplier illustre parfaitement cette implication « éco2 » (écologique x économique) des industriels, à l’échelle des territoires. Avec plusieurs objectifs : conforter les acteurs de la ressource et contribuer à leur donner les moyens de répondre à l’ensemble des exigences de gestion durable des écosystèmes forestiers… afin d’en assurer la pérennité.
En savoir plus

Quid du développement de contreplaqués à partir d’autres essences françaises ? Sabine Boury répond : «Toutes les essences de bois ne sont pas déroulables ; toutes ne permettent pas de répondre aux contraintes ou exigences d’un process industriel. En revanche, les techniques de replaquage, utilisées pour la production de panneaux dits « décoratifs » apportent une vraie réponse en conciliant support contreplaqué français et diversité d’essences pour le placage de face visible.»

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