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INTERVIEW- Joran Briand

CONTREPLAQUÉ, MATIÈRE À DESIGN

Le Studio Briand & Berthereau œuvre dans le domaine du design objet, de l’architecture intérieure et du design graphique. Sa philosophie : faire le maximum avec le minimum. Cette approche minimaliste, où chaque objet est débarrassé de tout superflu, exalte les matériaux. Dans bon nombre de ses projets, du Technocentre de Renault à Guyancourt aux bureaux de l’entreprise l’Optimiste, en passant par la réalisation de mobilier, le contreplaqué occupe une place de premier choix. Rencontre avec Joran Briand, son co-fondateur.

 

 

 

Comment en êtes vous venu à travailler avec le contreplaqué ?

Nous avons découvert ce matériau au cours de nos études et surtout à travers le travail du couple de designer Eames qui sont une référence en la matière. C’est un matériau qui nous a intéressé dès le début de nos études par le champ formel qu’il peut offrir. C’est aussi un matériau fabriqué en France. Nous avons au sein de notre agence une réflexion très contextuelle, notre démarche est d’essayer de faire avec ce qu’il y a autour de nous. Nous essayons au maximum d’utiliser des matériaux qui sont faits en France.

Quelles sont, selon vous, les forces de ce matériau ?

Ce sont à la fois des raisons économiques et structurelles qui nous ont menés vers ce choix. Il est tout d’abord intéressant en architecture intérieure du point de vue économique car le contreplaqué peut être appliqué sur de grandes surfaces, c’est un matériau qui ‘ne travaille pas’ : un des avantages réside en effet dans sa composition (en couches croisés, collées les unes aux autres) ce qui en fait un matériau stable, donc structurellement intéressant. En tant que designers, nous aimons jouer avec ce matériau parce qu’il nous permet de travailler sur les porte-à-faux et sur des assemblages assez précis sans que le bois travaille. Il s’usine et se travaille facilement grâce à cette stabilité. Un autre intérêt est son homogénéité : il peut être appliqué aussi bien dans l’agencement que dans le mobilier sur mesure, ce qui permet d’avoir une cohérence esthétique dans un projet d’architecture intérieure.

 

Joran Briand – copyright Claire Payen

 

« Le contreplaqué est un super matériau
qui permet à la fois de faire de l’agencement
et du mobilier,
tout en offrant une harmonie d’ambiance.
Il faut juste laisser parler le bois
»

Joran Briand, designer et co-fondateur du Studio Briand et Berthereau

 

Parmi de nombreux projets avec le contreplaqué, vous avez notamment réalisé un projet de luminaire. Pouvez-vous nous expliquer la démarche ?

C’est un travail de recherche : nous avons dessiné une lampe pour un projet à destination d’un particulier. Le concept se base uniquement sur un morceau de contreplaqué que l’on a coupé et défoncé dans certaines parties pour qu’il devienne un luminaire monolithique. Le contreplaqué st ici particulièrement intéressant car sa stabilité – garantie par la succession de feuille – permet à la fois de créer la structure (le centre du luminaire dans lesquels sont intégrés les leds) et de réaliser les abat-jour avec ces deux feuilles en périphérie.

Luminaire en contreplaqué cintré – Studio Briand et Berthereau – Fabrication Atelier Synapses

Ce luminaire fait appel aux propriétés de cintrabilité du contreplaqué… Quelle méthode de cintrage avez-vous appliquée ici ?

Nous avons utilisé un contreplaqué sur la tranche qui a été délaminé pour ne garder que les couches périphériques (abat-jour). Ce sont ces deux feuilles que nous avons cintrées : sur une contre-forme, de sorte qu’elles gardent cette forme en S. Puis nous les avons stratifiées.

Qu’est ce qui vous séduit dans l’esthétique du contreplaqué ?

Ce qui est intéressant c’est le graphisme de son veinage, que nous mettons en valeur  dans nos projets. En aménagement intérieur, il procure un aspect chaleureux et il se prête aisément à des applications sur de grandes surfaces comme, par exemple, pour des habillages. Cela permet de générer des ambiances agréables et accueillantes.


A CONSULTER/ LES ARTICLE DE MARS


GALERIE/ DESIGN & CONTREPLAQUÉ PAR JORAN BRIAND

INTERVIEW – Eric Jean

ERIC JEAN, ARCHITECTE NAVAL, NOUS EXPLIQUE POURQUOI IL PRIVILÉGIE LE CONTREPLAQUÉ

Le catamaran de plaisance à moteur Kairos36 a été conçu avec une philosophie de « sobriété ». Son originalité réside dans la simplicité de conception et la modularité des espaces. Sa structure légère en contreplaqué okoumé (plus d’informations sur le contreplaqué tout Okoumé) en fait un bateau léger et économique. Eric Jean, architecte naval, en est le concepteur. Fervent partisan de ce matériau pour la construction de bateaux à l’unité, il nous en explique les avantages.

Quelle est la particularité du contreplaqué dans la construction navale ?

Les matériaux généralement utilisés dans la construction navale sont l’aluminium, matériau plus lourd nécessitant une technicité de soudage et plus de travail en terme d’isolation, et le stratifié de verre, qui requiert un investissement notable pour la réalisation de moules de production. Dans la fabrication de bateaux à l’unité ou en petite série, le contreplaqué se présente comme un mode constructif économique qui ne nécessite pas d’investissements industriels. Il ne permet pas de mise en forme complexe mais s’adapte très bien à la construction à bouchains vifs. Un design original permet de « contourner » cette contrainte et de faire des bateaux très élégants comme le prouve le Kairos36. En outre, la découpe numérique et ses constants développements autorise des montages très rapides, même en série, et génère très peu de déchets. Le contreplaqué présente un rapport rigidité/poids très intéressant, qui permet de construire des bateaux légers. Le Kairos36 par exemple, ne pèse que 5 tonnes en charge. Il est propulsé par 2 moteurs de 40cv pour une vitesse maximum de 11 nœuds. En naviguant sur 1 seul moteur à 2200 tour/min le bateau marche à 7.5 nœuds pour une consommation très économique de 0.5l / Mille Nautique (consommation calculée sur une navigation de 900 MN de Corfou à Marseille).

Quel est le mode constructif du Kairos36 ?

Les caractéristiques mécaniques du contreplaqué okoumé, combinées à une structure conçue pour optimiser la matière, permettent de réduire le poids du navire, gage de performance et d’économie. Kairos36 possède une structure en contreplaqué découpé par fraise numérique, un procédé qui allie vitesse d’exécution et précision. Le kit ainsi fourni permet un montage aisé même pour des non-initiés avec une réduction des délais de fabrication sur chantier. Par ce mode constructif, le bateau est très léger, facile à construire puisque chaque coque a été montée et assemblée en seulement une semaine. Les aménagements sont en grande partie intégrés dans la structure, il n’y a donc pas de gaspillage de matière. L’assemblage a été réalisé avec des colles époxy bénéficiant d’un fort pouvoir d’adhérence et d’imperméabilité. La coque a ensuite été imprégnée d’une couche de résine époxy puis d’une peinture polyuréthane bi-composant pour assurer une parfaite imperméabilité. Pour la réalisation des ponts qui exigent plus de rigidité et d’isolation thermique, le choix s’est porté sur un sandwich (contreplaqué, âme en balsa, contreplaqué). Notons également que ce matériau offre des facilités de réparation à la portée de tous, avec du contreplaqué (ou a défaut du bois) et un kit de résine.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Kairos36, un magnifique catamaran réalisé avec le contreplaqué.

 

Quel type de contreplaqué a été utilisé pour la construction du Kairos 36 ?

Il s’agit de contreplaqué okoumé avec des épaisseurs s’échelonnant entre 10 et 12 mm. Dans la construction navale, il est important d’utiliser des contreplaqués qui possèdent de bonnes performances mécaniques. Le matériau doit posséder de bons collages et des plis réguliers avec très peu de défauts. L’okoumé allie à la fois légèreté, propriétés mécaniques et qualité de collage. Il possède un bon rapport résistance/poids.

Qu’apporte la certification NF Contreplaqué Extérieur CTB-X pour ce type d’ouvrages ?

Cette certification s’applique aux panneaux de contreplaqué destinés à un usage en extérieur. Elle garantit la conformité du collage et des caractéristiques mécaniques aux exigences d’un usage extérieur. De fait, avec une meilleure résistance à l’humidité et à la reprise d’eau, les contreplaqués CTB-x sont plus résistants et plus fiables que des contreplaqués classiques.


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LA LETTRE DU CONTREPLAQUÉ DE SEPTEMBRE

Matinée du Contreplaqué – Alain Cartignies

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Matinée du contreplaqué – Pascal Cousineau

Hotel Peninsula : Histoire d’une rénovation

INTERVIEW- Pierre Gourvennec et Léopold Mazoyer

PIERRE GOURVENNEC et LÉOPOLD MAZOYER, ONT LIVRÉ UN STUDIO PARISIEN ENTIÈREMENT REPENSÉ AVEC LE CONTREPLAQUÉ CTB-X.

Le studio, situé dans le 20° arrondissement de Paris, était vieillissant, pâtissait de problèmes d’humidité et, en rez-de-chaussée, souffrait d’un manque de lumière. Les deux jeunes architectes sont sollicités pour résoudre l’ensemble de ces problèmes et redonner à l’espace une certaine superbe en le transformant en un « meublé moderne », laissant une place à l’appropriation par l’occupant. Contrainte : une enveloppe budgétaire de 25 000 euros tout compris. C’est peu, mais en contrepartie, le propriétaire leur laisse quasiment carte blanche. Les architectes (réunis au sein de l’entreprise Égoïne), soucieux de maîtriser leur travail de conception jusqu’à sa réalisation, ont  non seulement conçu et dessiné mais aussi fabriqué les éléments d’agencement. Un agencement qui (ils nous l’expliquent dans l’interview qui suit) repose entièrement sur du contreplaqué de pin maritime CTB-X.

Pourquoi avoir tenu à suivre et réaliser ce chantier de la conception à la réalisation ?

Il s’agit pour nous de maîtriser notre dessin jusqu’au bout… Nous voulions profiter de ce projet pour apprendre les techniques et se confronter à la construction, ses contraintes, son vocabulaire : c’est en faisant que l’on comprend. Notre démarche est aussi de faire moins de projets, mais de les suivre tout du long : c’est un rêve d’architecte… Quant à savoir s’il est réalisable à long terme, l’avenir nous le dira.

Dans cette réalisation, le bois est apparent partout… Pourquoi ce choix du bois ?

Il y a une première raison symbolique : le bois est un « matériau premier », qui nous rappelle l’enfance, la simplicité, un matériau que l’on peut « bricoler » et que l’on travaille facilement. De manière plus pragmatique, il suffit de pas grand chose pour travailler le bois car c’est un matériau sec et l’outillage est potentiellement simple. C’est enfin une matière vivante, qui offre des surprises (les motifs du bois varient, ils ne se reproduisent pas de manière standard). Bref, c’est un matériau riche. C’est aussi un matériau qui donne le goût de la structure, l’envie de comprendre le fonctionnement.

Comment le contreplaqué s’est-il imposé sur ce projet ?

Le contreplaqué est un matériau très intéressant. La grande stabilité dimensionnelle qui le caractérise facilite grandement la tâche sur ce type de projets, notamment par rapport à du bois massif. Par ailleurs, dans tout le panel des panneaux disponible, le contreplaqué présente un véritable intérêt esthétique, notamment grâce au dessin de ses chants. Nous avons d’ailleurs pris le parti de montrer ces chants (nous avons par exemple réalisé des portes rentrantes afin de laisser le cadre apparent).

Pierre GOURVENNEC et Léopold MAZOYER, deux architectes amoureux de la matière qui se sont essayés avec brio à un agencement entièrement pensé avec le contreplaqué CTB-X. Ils viennent de fonder « Égoïne ».

 

Quel était l’intérêt du pin maritime dans ce contexte ?

Deux raisons majeures : c’était un choix guidé par un intérêt économique mais aussi par une vraie valeur esthétique : le contreplaqué de pin présente en effet des dessins de veinage très contrastés et un coloris très clair qui convenait au projet où il convenait d’apporter de la lumière, avec des murs blancs.

Qu’est-ce que le contreplaqué apporte à ce projet ?

Il est plus facile à travailler que l’OSB, sa finition est plus agréable, plus esthétique et son aspect est très intéressant. Il y a également la question des assemblages, car nous tenons à tout réaliser nous-mêmes, soit avec des tourillons, soit par rainures et languettes. Ce travail est résolument plus facile avec du contreplaqué.

Qu’est-ce qui a guidé le choix de panneaux CTB-X ?

Cet appartement, en rez-de-chaussée, donne sur une cour. En même temps que l’agencement de l’appartement, nous devions également refaire le cabanon extérieur. Hors nous tenions à une certaine cohérence entre les deux (notamment du fait que le cabanon est visible depuis le studio). Et pour ce chantier extérieur, nous devions utiliser du panneau CTB-X. Nous avons donc choisi ce même matériau. Ce qui tombait bien puisque le CTB-X était un choix bien adapté pour ce studio qui avait précédemment souffert de problèmes d’humidité. Nous devions également aménager la cuisine et la salle de bain et le CTB-X s’imposait de lui-même dans ces zones humides. Enfin il faut avouer que ce n’était pas très cher, et que cela correspondait au budget dont nous disposions.

 

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Interview Jean-Marie Gaillard

JEAN-MARIE GAILLARD, EXPERT PANNEAUX AU SEIN DU FCBA DÉVOILE LE NOUVEAU CAHIER 106.

Qu’est-ce que le « Cahier 106 » ?

Il s’agit d’un cahier technique dédié à l’utilisation du contreplaqué NF Extérieur CTB-X. Cet ouvrage est un état de l’art de toutes les utilisations possibles dans le bâtiment. Ont été ajoutés dans cette nouvelle version quelques usages supplémentaires hors bâtiment, pour rappeler que le contreplaqué est un matériau très polyvalent, mais le sujet central demeure la construction.

A qui est destiné cet ouvrage ?

Toute personne qui va contribuer à la réalisation d’un ouvrage : cela va du prescripteur et du concepteur au metteur en œuvre. Ils y trouveront des informations précieuses en matière de calculs simplifiés (les abaques) mais aussi des informations de base sur les pièges à éviter. En résumé, cet ouvrage permet de conforter le professionnel dans son usage du contreplaqué. C’est un facilitateur : si l’on suit les recommandations qui y sont compilées, il n’y a aucune question à se poser… on peut dormir tranquille !

Pourquoi une mise à jour était-elle nécessaire ?

Une génération de menuisiers, d’agenceurs, de constructeurs qui était convertie au contreplaqué NF Extérieur CTB- X est en train de quitter la vie active. Il est donc important de former la nouvelle génération et de remettre ce cahier technique à jour : à la fois par rapport aux attentes de ces nouveaux professionnels (en termes de présentation, de support digital, de schémas…), et aussi par rapport aux évolutions techniques. Le contexte normatif a évolué, de nouvelles exigences (et de nouvelles va- leurs) se sont imposées comme par exemple la perméabilité à l’air, à la vapeur d’eau, la quantité de formaldéhyde ou COV émise ou encore le comportement en cas de séisme… Ce sont des questions que l’on ne se posait pas dans les années 80 et autant de sujets qui étaient jusqu’alors absents du Cahier 106 comme du référentiel CTB-X. Sur ces différents points, le contreplaqué NF Extérieur CTB-X offre pourtant des propriétés très intéressantes. Saviez-vous que les fabricants français peuvent livrer aujourd’hui un panneau de contreplaqué NF Extérieur CTB-X présentant un taux d’émission de COV (dont formaldéhyde) de niveau A+ ?

Des essais sont-ils prévus sur les propriétés de perméabilité à l’air ?

Oui, cela viendra. Une étude avait cependant déjà été réalisée en France il y a une dizaine d’années pour les coffres de volets roulants sur cette question. Le fait est que le contreplaqué était à l’époque le matériau le plus étanche de tous ceux qui avaient été testés. Ce n’est d’ailleurs pas innocent si ce panneau est utilisé sur beaucoup de portes extérieures… sa stabilité dimensionnelle et son étanchéité à l’air justifient cet usage.

Dans cet ouvrage, le sujet central est le contreplaqué «NF Extérieur CTB-X». Qu’est- ce que cette marque apporte au bâtiment ?

Elle atteste d’une double vérification des performances des panneaux avec contrôles continus réalisés par les fabricants (comme pour le marquage CE) et contre-vérification annuelle (a minima) par FCBA sur la base d’échantillonnages. La délivrance de cette marque exige 100 % de conformité aux exigences du référentiel.

Quels intérêts concrets pour le professionnel?

En règle générale, les professionnels ne demandent pas « un panneau de contreplaqué » mais « un CTB-X ». C’est dire si cette marque et ses qualités ont été intégrées par la profession. La marque apporte la garantie que le produit peut être utilisé dans toutes les conditions : que ce soit en extérieur abrité, non abrité, en intérieur sec, en pièces humides… De fait, le contreplaqué NF Extérieur CTB-X est le seul panneau à base de bois qui peut être utilisé à l’extérieur. C’est un fait qui est reconnu partout, depuis la Scandinavie jusqu’en Malaisie en passant par la Creuse. Il faut tout de même souligner qu’en usage extérieur il est toujours recommandé de protéger le panneau avec une lasure.

Quelles sont les forces de NF Extérieur CTB- X sur le marché du bâtiment aujourd’hui ?

  • Le rapport performance/ poids distingue le contreplaqué : c’est une vraie force, à la fois d’un point de vue structurel, du fait des portées autorisées, mais aussi d’un point de vue logis- tique (transport) et humain (manutention).
  • L’usage en contreventement, où le contreplaqué se distingue nettement : le DTU Maison à ossature bois recommande une épaisseur minimale de 9 mm pour l’OSB, de 12 mm pour les panneaux de particules… et seulement de 7 mm pour le contreplaqué.
  • L’usage en plancher : car, pour un entraxe de 50 cm, un contreplaqué d’une épaisseur de 15 mm suffit, alors qu’il faudra… 18 et même 22 mm pour les autres panneaux à base de bois.
  • L’usage en écran de sous toiture, le CTB-X étant le seul panneau pouvant être utilisé à une altitude supérieure à 900 m, selon le DTU.
  • Le comportement à l’humidité, car en cas d’inondation sur un plancher durant une nuit entière les conséquences varient selon la nature de ce plancher : un contreplaqué CTB-X gonflerait de 1%… alors que tout autre panneau à base de bois, gonflerait de 15 % (soit 3 mm pour une épaisseur de 19 mm). Après séchage, un contreplaqué NF Extérieur CTB-X aura retrouvé ses dimensions initiales et n’aura absolument rien perdu de ses performances physiques et mécaniques. Ce qui n’est pas toujours le cas pour les autres panneaux à base de bois !

 

En savoir plus : s’inscrire à la newsletter pour télécharger, dès sa parution, le nouveau Cahier 106

 

Jean-Marie GAILLARD, expert Panneaux au sein de l’Institut Technologique FCBA, a dirigé la mise à jour du Cahier 106. Il nous explique pourquoi et comment la lecture de ce cahier technique peut aider tous ceux qui envisagent de concevoir ou mettre en œuvre du contreplaqué dans un ouvrage.

 

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Découvrir les évolutions produit

INTERVIEW – Laurent Piron, architecte du BAM

Laurent PIRON

Architecte, concepteur du BAM System.

Qu’est-ce qui vous a mené à développer ce concept ?

Ce concept est à la croisée de différentes expériences. Dans une autre vie professionnelle, j’ai été chef déco dans le cinéma… Un domaine, où l’on utilise énormément de bois, qui m’a sans doute fortement influencé. En tant qu’architecte, j’ai réalisé beaucoup de surélévations dans Paris, exigeant des systèmes simples et légers, peu contraignants pour les structures existantes. Enfin, une forte volonté me pousse : celle de construire mieux et de répondre de manière écologique à la précarité énergétique… Le BAM System résulte de ces différentes inspirations et ambitions.

Quelles étaient les exigences de départ ?

L’idée était de proposer un Bâtiment Autonome Modulaire (BAM). La simplicité est au cœur de ce concept : elle met à la portée de tous des modules bien pensés, qu’il suffit d’assembler. Il y avait aussi une exigence de qualité des matières premières et de filière courte, avec des matières premières et des acteurs industriels français. Enfin, il était essentiel que ce concept soit économiquement abordable. Ce à quoi nous sommes parvenus grâce à la technologie numérique. Sans quoi il aurait fallu une armée de menuisiers avec une précision exceptionnelle pour aboutir à un tel résultat…

Pourquoi avez-vous choisi le contreplaqué ?

Quand j’ai commencé ce projet, j’ai envisagé d’utiliser de l’OSB. Mais ces panneaux présentaient quelques faiblesses au regard du projet, tant au niveau des caractéristiques mécaniques que de la résistance à l’humidité. Par exemple, mon système repose sur des entraxes de 60 cm… l’OSB n’était pas pertinent en flexion sur un tel entraxe. J’ai finalement misé sur le contreplaqué que je résumerais comme un matériau précis, qui sait tout faire. Il offre, entre autre, une qualité essentielle par rapport au BAM System : il permet une grande précision en matière d’usinage. J’ai en outre été surpris de constater que par rapport à d’autres panneaux, à résistances mécaniques égales, le contreplaqué se révèle moins cher.

Comment résumeriez-vous le BAM System ?

Simple, fiable, durable, abordable… Bref : une 2CV passive !

 

En savoir plus : le site du BAM System

 

Laurent PIRON Architecte, concepteur du BAM System.

Laurent PIRON
Architecte, concepteur du BAM System.

 

Schéma du concept BAM

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