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RDV- Matinée du Contreplaqué 2019

LA MATINÉE DU CONTREPLAQUÉ 2019
Le contreplaqué : voie d’éco-actions

LeContreplaqué.com vous convie à la quatrième édition de ses Matinées. Ce rendez-vous se déroulera le 17 janvier 2019 à Paris, autour du thème « Contreplaqué : voie d’éco-actions ».

Les Matinées du Contreplaqué s’arrêtent chaque année sur une thématique actuelle et en prise avec les attentes du marché et plus globalement du monde d’aujourd’hui. Ainsi, avec les décideurs, concepteurs et entreprises, ces matinées ouvrent la réflexion et proposent des solutions avec ce panneau aux multiples performances. Ces rendez-vous posent le débat en croisant analyses d’experts et retours d’expérience avec les acteurs de terrain.

Cette année, la Matinée se concentre sur la « pertinence des solutions contreplaqué » et leur capacité à répondre aux exigences en matières d’environnement, de confort, d’économie. Au programme : un jeu de ping-pong entre les réalisations concrètes (3 retours d’expérience) et l’analyse experte, permettant d’éclairer des sujets d’actualité comme le ré-emploi, l’économie de projet, la gestion de la ressource, les qualités sanitaires…

Architectes, designer, biologistes, ingénieurs, maîtres d’ouvrage viendront ainsi échanger leurs points de vue et partager les raisons qui les ont menés vers le contreplaqué.

LE PROGRAMME ARRIVE !
A paraître au mois de novembre sur cette page


PRÉ-INSCRIPTION


LA LETTRE DU CONTREPLAQUÉ D’OCTOBRE

 

INNOVATION- Tiny House en contreplaqué

MyDrop, LA TEAR DROP MADE IN FRANCE de Patrick Sarran

MyDrop by Patrick Sarran copieLe designer-ébéniste Patrick Sarran a réalisé des prototypes à l’image des mini-caravanes très en vogue dans les années 50 aux USA et qui reviennent à la mode. Exposée au Salon des Véhicules de Loisir du Bourget cette année, la Tear-drop version française met à l’honneur les vertus du contreplaqué mixé à d’autres matériaux.

Photos : Patrick SARRAN

 

 

Le terme Tear Drop tire son nom de sa forme en larme. Inventées dans les années 30, ces mini-caravanes se développent et font fureur dans les années 50. Aujourd’hui, un industriel demande à Patrick Sarran de créer un modèle, version modernisée de ces petits véhicules de loisirs, afin de l’exploiter sous la marque Hundred Miles.

9 mois de gestation

Cela a demandé neuf mois de travail au designer dont trois pour la réalisation de deux prototypes. « L’idée était de réinterpréter ce type de véhicule », explique Patrick Sarran. « Lors des premières esquisses, j’ai opté pour une harmonie aluminium-bois, et son côté Vintage. Le choix des matériaux était primordial. Il fallait allier légèreté et compacité. J’en suis vite arrivé au contreplaqué car il peut se cintrer et se travailler en épaisseur avec sa tranche très graphique ». L’aluminium quant à lui conforte la légèreté, l’étanchéité de l’habitacle et du coffre avant, et apporte du rythme à l’esthétique globale.

Contreplaqué sandwich pour un maximum de performances

Pour ces prototypes, chaque essence de contreplaqué a sa fonction. Le toit est formé d’une structure en panneaux contreplaqué okoumé et également de contreplaqué peuplier (avec laine de verre). Ce dernier présentant la légèreté nécessaire à un usage en structure haute. Côté extérieur, le tout est recouvert d’aluminium anodisé.

Le hayon arrière est en aluminium renforcé par un panneau sandwich cintré en okoumé 3 mm avec une âme en nid d’abeille de polypropylène. Le plancher est quant à lui un panneau sandwich de contreplaqué (naturellement résistant aux assauts de l’humidité) et de mousse de polystyrène. « La remorque ne repose pas sur un châssis mécano-soudé, le plancher est directement monté sur un essieu et une fourche d’attelage de fabrication allemande jouissant d’une homologation européenne ».

Les côtés sont en panneaux sandwiches aluminium laqué et mousse de polyéthylène. Quant à l’esthétique de l’habitacle, les aménagements intérieurs alternent faces bois et faces blanches, avec du contreplaqué de bouleau brut et du contreplaqué filmé blanc.

Enfin, les accessoires enjoliveurs (marches-pieds et pièces latérales) sont composés de plusieurs couches de contreplaqué découpées en fraisage numérique avec des tourillons de positionnement, collées entre elles (colle résorcine). « Le contreplaqué de bouleau utilisé ici a été recouvert de verni marine afin de résister aux conditions extérieures. Avec ses faces claires, on obtient un bel effet sur la tranche », précise le designer. Après avoir envisagé un bois massif, Patrick Sarran s’est prononcé pour le contreplaqué qui garantit une stabilité supérieure et évite ainsi toute fragilisation du verni protecteur.

Un produit industriel et écologiquement responsable

La problématique principale était de passer du prototype à l’industrialisation. « Grâce au fraisage numérique, l’industrialisation est aujourd’hui possible car cet outil permet de réaliser des découpes très précises ». L’emploi du contreplaqué fournit donc une réponse industrielle, mais aussi structurelle : il est léger, isolant, isotrope, et résiste en traction, en compression longitudinale et en cisaillement. Cela en fait un matériau de choix pour les structures de ces véhicules.

Avec 500 kg à vide sur la bascule, une charge utile jusqu’à 250 kg, une conduite avec un simple permis B , MyDrop de Patrick Sarran est une réponse légère au besoin de mobilité contemporain. Elle passe sous les portiques, se gare dans n’importe quel parking ou garage de ville. MyDrop est également appréciée pour son esthétique bois. « Il y a une démarche environnementale derrière ce projet, commence Patrick Sarran : «  Les sandwiches contreplaqué et aluminium sont plus vertueux que des panneaux en plastique généralement utilisés pour les caravanes. Bois et aluminium sont facilement réparables. En outre la majeure partie des éléments qui composent ces mini-caravanes est démontable afin de pouvoir les recycler. Enfin, grâce à la découpe numérique, la fabrication permet une optimisation de la consommation de matière et génère moins de déchets ».

 

LA LETTRE DU CONTREPLAQUÉ D’OCTOBRE

GALERIE PHOTOS DE MYDROP by PATRICK SARRAN

AGENCEMENT- Contreplaqué et petite enfance

Accueillir les enfants avec le contreplaqué

Sur le site d’une ancienne école, la Communauté de Communes du Pays foyen souhaitait regrouper un espace multi-accueil pour 20 enfants, un espace mutualisé pour les animations du relais d’assistantes maternelles (R.A.M.), une ludothèque et lieu d’accueil enfants-parents (L.A.E.P.) et un bureau enfance-jeunesse. Dessiné par Kristina Hellhake et Julien Graves de l’agence VAZISTAS, la nouvelle maison de la petite enfance présente des espaces épurés, ludiques et ergonomiques… grâce à des murs et cloisons rendus « fonctionnels » avec le contreplaqué. Reportage.

Photos : Agence VAZISTAS / Agnès Clotis

 

Le contreplaqué a dans cet ouvrage un double usage : il recouvre certains murs sur lesquels des petites tables escamotables se rabattent dans la paroi, ainsi que les murs du vestiaire pour permettre de fixer des patères sur les cloisons au dessus des bancs réalisés également en contreplaqué. « Nous attachons un grand soin à tout ce qui se rapporte aux revêtements, aux matériaux, à l’ergonomie et au mobilier », explique Julien Graves. « L’idée était de mixer les cloisons avec les meubles, afin qu’ils soient intégrés et n’encombrent pas l’espace. Le contreplaqué est très utile car il peut être employé aussi bien en panneau de parement qu’en élément structurel du mobilier et de ce fait confère aux aménagements intérieurs une homogénéité des matériaux ». Il assure une continuité entre l’habillage bois et le meuble, permettant d’épurer les pièces. « Lorsqu’un espace est épuré, il est apaisant » ajoute-t-il.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Épure. Les  parements deviennent éléments de mobilier.

 

 

 

 

 

 

 

Trois types d’essences avaient été proposés à la maitrise d’ouvrage : le pin sylvestre, le pin maritime et le peuplier. « Ce sont les utilisateurs qui ont tranché », poursuit-il. La directrice d’école et les équipes ont ainsi opté pour du peuplier, une essence claire qui comporte peu de veinage et peu de nœuds, apportant quiétude et douceur. « Le contreplaqué est un matériau robuste que l’on peut travailler en différentes épaisseurs. Comparé à un autre matériau dérivé du bois comme l’OSB ou le MDF, il comporte moins de colles et possède un aspect naturel. Il est à la fois résistant et léger. En outre, sa tranche apporte un côté graphique et esthétique, qui permet de s’affranchir de la pose de chants ».

Pour ce projet, le contreplaqué utilisé affiche un classement sanitaire A+ (très faible émissivité) pour les émissions de substances volatiles dans l’air intérieur. Il respecte ainsi la qualité de l’air intérieur : un point essentiel pour les tout jeunes utilisateurs qui occupent les lieux.

 

LE PROJET EN INFOS

Réalisation : réhabilitation d’une ancienne école en Maison de la petite enfance
Localisation : Sainte-Foy-La-Grande (33)
Livraison : 2016
Maitre d’ouvrage : Communauté de Communes du Pays Foyen
Architecte: VAZISTAS (Hellhake + Graves architectes)
Surface de plancher : 640 m²

LA LETTRE DU CONTREPLAQUÉ D’OCTOBRE


GALERIE/ VAZISTAS/ MAISON DE LA PETITE ENFANCE

DECOUVERTE- Travailler le contreplaqué

TRAVAILLER LE CONTREPLAQUÉ : DE L’IMAGE À L’ESPACE

Nous avons croisé la route de Serge Crampon à l’occasion de la dernière Matinée du Contreplaqué. Sujet commun, le beau. Nous savions son attachement au contreplaqué, à la matière, qui plus est au peuplier, mais pas seulement. Nous sommes retournés le voir afin qu’il nous explique pourquoi.

Photos : Serge CRAMPON

 

Plasticien, chorégraphe, photographe… l’homme aime visiblement changer de support pour s’exprimer. Il est cependant fidèle à ses inspirations.  Le contreplaqué est de celles-ci. Explications.

Rencontre à Venise

Les persiennes de Venise, en contreplaqué – Serge Crampon

Un plasticien de retour d’un voyage d’une année sur le mode de l’itinérance, Canada, Mexique, États-Unis, fait une étonnante rencontre en 1990 en découvrant le fabuleux port à bois de Nantes Cheviré… Cette confrontation avec la matière, déposée sur les quais, à été déterminante pour la suite. Le voyage initiatique le mène de la grume au contreplaqué, de Nantes à Venise.
Le voici parti sur la Citée des Doges, pour saisir en images les persiennes des maisons qui constellent la lagune. Car, en effet, ces persiennes sont en contreplaqué okoumé. Il s’agit de saisir l’image, l’essence de cet ensemble et la permanence d’une matière qui dure au voisinage de l’eau. Commande d’un industriel inspiré, Thierry Joubert. Serge Crampon se définit lui-même comme « une éponge à l’écoute du Monde ». L’aventure vénitienne lui ouvre un nouvel univers : la matière l’intrigue. Plus que le bois il a découvert le contreplaqué. S’ensuit un important travail photographique sur la transformation du contreplaqué par les architectes. Il s’intéresse alors à l’hôpital d’Orléans, à l’installation accompagnant l’anniversaire de Notre Dame de Paris, part aux Pays-Bas où le contreplaqué est omniprésent en façade.

 

Remonter à la source

Un travail sur la matière. 3000 clichés qui donneront « Port Couleurs » – Serge Crampon

Retour à Nantes. Le plasticien veut saisir la genèse de la matière. Il photographie les peupleraies en mode répétitif. Inspiré par l’effet cinétique de ces forêts. Sur le port de Nantes, il commence à photographier les grumes qui s’empilent avec un besoin intarissable d’exhaustivité. Puis les grumes deviennent feuilles. Puis s’empilent selon une géométrie précise. Les feuilles s’assemblent et deviennent panneaux. Près de 3000 clichés donneront naissance à un livre qui retrace ce cheminement de la matière au matériau. « Port Couleurs », qui lui-même donne lieu à des expositions. Pour ceux qui aiment le bois ; ou juste le beau.

 

De la matière à l’espace

Écrin de contreplaqué pour montrer le contreplaqué : le CIB 2018 - Serge Crampon

Écrin de contreplaqué pour montrer le contreplaqué : le CIB 2018 – Serge Crampon

Déjà, les clichés mettent en avant le veinage des faces, le graphisme des tranches, le velouté de l’aspect. Mais les images ne montrent pas tout « Je trouvais que le peuplier était une matière d’avenir. Sa légèreté, les sensations qu’il appelle : le matériau me plaisait beaucoup. » Passage par l’objet, le contreplaqué devient support photo. Puis Il utilise le contreplaqué pour repenser entièrement un logement. La luminosité qu’il apporte, l’aspect à la fois contemporain et très organique offre aux lieux un nouveau visage. Un visage qu’il décline à l’occasion du Carrefour du Bois en 2016 en créant un stand… mettant fortement en avant le peuplier. Parti prix : pas une vis apparente, « La matière vaut avant tout. »  Une matière brute, où il s’agissait avant tout d’utiliser le contreplaqué dans une recherche d’authenticité, de créativité et de confort. « Il s’agissait pour moi de mettre en évidence ces valeurs, qui sont celles du bois. Mais il ne fallait pas faire seulement ‘du joli’… il fallait que ce soit utile. » Bis repetita cette année : Serge Crampon réitère son travail sur l’espace avec le contreplaqué au Carrefour du Bois 2018. L’espace devait devenir un écrin en contreplaqué pour mettre en valeur le contreplaqué : le fond et la forme. Tranches, faces, forêts : le produits et ses origines. Cet espace devait en outre ne pas prendre trop de hauteur mais rester très ouvert et inviter le plus grand nombre à venir, toucher, s’emparer des échantillons, interagir. Pari gagné. Grace au contreplaqué ? Grace au plasticien ? Les deux.

Plus d’informations sur le travail de Serge Crampon : www.serge-crampon.info / Tél. 06 82 29 53 79

 


GALERIE PHOTOS DE SERGE CRAMPON

INTERVIEW- JOAA – Olivier JACQUES

Contreplaqué : la démocratisation du bois

Diplômé de L’École Nationale Supérieure d’Architecture de Paris-Val-de-Seine, l’architecte Olivier Jacques travaille pour de grandes agences avant de décider de créer en 2015 sa propre structure nommée JOAA – Architecture & Autres, spécialisée dans l’aménagement intérieur et le mobilier. Son crédo : « Semer d’attentions l’ordinaire », un soin qu’il développe notamment avec l’usage du contreplaqué dans la majorité de ses projets. Rencontre.

Photos : Camille GHARBI et Véronique HUYGUE

 

 

Comment en êtes-vous venu à utiliser le contreplaqué ?

Adolescent, j’ai passé beaucoup de temps chez un ébéniste dans le sud-ouest. Je l’ai vu à l’œuvre, écouté, sans pour autant rentrer en contact avec la matière. De cette distance est né mon désir de travailler le bois. Faute de concrétiser mon aspiration lors de mes études d’architecture et dans les grandes agences où j’ai exercé, j’ai décidé de délaisser un temps les écrans et de fonder ma propre structure pour organiser cette rencontre. C’est à ce moment-là que j’ai découvert le contreplaqué, lors de la fabrication d’un meuble en peuplier, nommé le Géant Caché (voir galerie photos, ci-dessous). Il est réalisé avec des découpes de panneaux simplement emboitées les unes dans les autres et seulement deux queues d’aronde. Je recherchais des panneaux bois bon marché, faciles à travailler et fabriqués en France. Chaque panneau de CP peuplier a ainsi pu être découpé, assemblé et ajusté en atelier puis réassemblé directement dans l’appartement.
Aujourd’hui, j’utilise les contreplaqués de différentes essences dans mes projets à plusieurs échelles, aussi bien pour l’aménagement intérieur et le mobilier que pour l’objet.

Qu’est-ce qui vous séduit dans ce matériau ?

Il présente les avantages du produit industriel facile à se procurer et conserve son lien avec le matériau original. Le contreplaqué est la fusion d’un matériau ancestral et d’un produit technologique. Il est un assemblage de fins plis croisés offrant de pouvoir fabriquer des panneaux pratiques à travailler grâce à leur grand format et à l’atténuation de l’anisotropie du bois. Sa composition technique permet d’écarter la fragilité structurelle du bois massif et en même temps de se rapprocher visuellement de ce dernier par la présence sur sa surface de veinages continues. Ces courbes organiques, témoins de la vitalité du matériau, contrastent avec les lignes très graphiques de la tranche des panneaux qui révèlent les plis. Ce sont ces mélanges qui donnent au contreplaqué son caractère hybride et contemporain.

Le Géant Caché - copyright Camille GHARBI

Le Géant Caché – copyright Camille GHARBI

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Je rêve de faire un projet où les plaques de plâtre sont totalement remplacées par du contreplaqué » – Olivier Jacques, JOAA, Architecture et Autres

 

 

 

 


Quelles sont, selon votre expérience, les forces du contreplaqué dans l’agencement et dans le design ?

C’est avant tout la démocratisation du bois. Le contreplaqué offre à des projets aux budgets modestes la possibilité d’être réalisés en bois. Au-delà de son intérêt purement technique, sa composition en plis lui donne des caractéristiques quasi minérales. Certains contreplaqués, très résistants grâce à leur densité, permettent un travail très précis lors de l’usinage avec une fraiseuse numérique. Le contreplaqué est aussi une source d’inspiration vers plus d’hybridité et une approche technologiquement plus ouverte sur le matériau bois. En effet, aujourd’hui certains fabricants remplacent un des plis par une couche de cuir ou de métal. Ils créent ainsi un matériau aux capacités démultipliées.

projet ILOT – copyright JOAA

Pouvez-vous expliquer le projet ÎLOT ?

J’ai conçu ce projet à l’ENSCI-Les Ateliers dans le cadre du Mastère Création et Technologie Contemporaines avant de l’exposé à la galerie du VIA au printemps 2018 (voir galerie photos). Il s’agit d’une surface évolutive, au croisement de l’objet, du mobilier et de la micro architecture. Le contreplaqué a été utilisé pour la partie rigide et structurelle des modules triangulaires dont elle est composée. Ils devaient rester légers et en même temps pouvoir supporter le poids d’un corps en appui. Sur des projets aux formes innovantes comme ILOT, la nature hybride du contreplaqué permet de conjuguer les identités du bois d’ameublement traditionnel, noble et chaleureux, et de la performance technique.

Avez-vous des projets futurs en contreplaqué ?

Oui. Je livre actuellement, pour un projet d’aménagement intérieur, un bureau suspendu. Il est réalisé à partir d’un panneau de contreplaqué en pin marine épais (voir galerie photos). L’ébéniste Adrien Formosa (société Les formes) l’a façonné pour y intégrer un revêtement caoutchouc à fleur de la surface brute du panneau bois. Ce couple donne un aspect précieux à l’ensemble.

Aussi, je rêve de faire un projet où les plaques de plâtre seraient totalement remplacées par du contreplaqué dans lequel tous nos besoins en mobilier seraient intégrés. A l’image d’un petit habitacle où il est possible de déployer les fonctions dont nous avons quotidiennement besoin, comme la voiture aménagée dans le film Trafic de Jacques Tati. Chaque élément pourrait ainsi être déployé ou détaché, puis assemblé comme les pièces des mobiliers puzzle de Jean-Pierre Levasseur qui a collaboré avec Jean Prouvé. Des amis passent et hop ! on assemble des chaises en décomposant le parement mural. Ainsi le paysage intérieur se transforme, pleins et vides se déplacent, de nouvelles compositions géométriques apparaissent sur les murs qui évoluent au gré des besoins et des usages de l’habitant.

A suivre…


GALERIE/ AVEC OLIVIER JACQUES

ARGUMENT/ Cintrabilité

CONTREPLAQUÉ : SUIVRE ET CRÉER LA COURBE


Contreplaqué cintré – Photo : Rougier

Le contreplaqué est un panneau à base de bois bien connu pour ses performances en rigidité… mais sa structure feuilletée lui confère également une réelle souplesse.

Fort de cette caractéristique, il s’adaptera parfaitement à un support légèrement courbe et conservera sa stabilité moyennant un système de fixation (clouage, vissage) plus serré.

Afin de répondre à des besoins de courbes plus accentuées (murs arrondis, mobilier etc…) les fabricants ont mis au point des contreplaqués spéciaux dits « cintrables ».

 

 

Ces contreplaqués cintrables sont composés de 3 ou 5 plis croisés. Ils se distinguent par

  • un pli intérieur particulièrement mince,
  • des plis extérieurs particulièrement épais.

La minceur du pli central produit un effet de charnière, qui permet le cintrage du panneau.

Les rayons de courbure varient en fonction de l’épaisseur du panneau et peuvent être inférieurs à 10 cm (12 cm pour les panneaux ignifugés ). Plusieurs panneaux minces contrecollés sur un gabarit permettent d’obtenir des formes épaisses.

Figure 2 - Cintrage "fil travers"

Figure 2 – Cintrage « fil travers »

Figure 1 - Cintrage "fil long"

Figure 1 – Cintrage « fil long »

En fonction de la forme finale à réaliser, deux typologies de panneau sont disponibles : «fil long» (figure 1) et «fil travers» (figure 2).

Issus d’une technologie différente, il existe également des « contreplaqués moulés ». Ils sont constitués de plis croisés qui sont collés dans une presse comprenant un moule et un contre-moule correspondant à la forme recherchée :

  • en deux dimensions (2D) : demi-lune, profil en U ou L, joue d’œil de bœuf,
  • en trois dimensions (3D) : forme bombée, coque de sièges, formes spéciales.

Chaque forme particulière exige la fabrication d’un moule et d’un contre-moule spécifique ; c’est pourquoi des séries de fabrication moyennes s’imposent pour amortir les frais d’exécution des moules.

Cette technique de moulage présente des limites qui sont propres à la mise en forme des feuilles de placage sans cassure au pressage. Le rayon minimal de cintrage de plis de 1 mm d’épaisseur est d’environ 3 cm.
Les contreplaqués moulés sont souvent replaqués d’une essence d’ébénisterie.

 


A CONSULTER/ LES ARTICLE DE MARS

INTERVIEW- Joran Briand

CONTREPLAQUÉ, MATIÈRE À DESIGN

Le Studio Briand & Berthereau œuvre dans le domaine du design objet, de l’architecture intérieure et du design graphique. Sa philosophie : faire le maximum avec le minimum. Cette approche minimaliste, où chaque objet est débarrassé de tout superflu, exalte les matériaux. Dans bon nombre de ses projets, du Technocentre de Renault à Guyancourt aux bureaux de l’entreprise l’Optimiste, en passant par la réalisation de mobilier, le contreplaqué occupe une place de premier choix. Rencontre avec Joran Briand, son co-fondateur.

 

 

 

Comment en êtes vous venu à travailler avec le contreplaqué ?

Nous avons découvert ce matériau au cours de nos études et surtout à travers le travail du couple de designer Eames qui sont une référence en la matière. C’est un matériau qui nous a intéressé dès le début de nos études par le champ formel qu’il peut offrir. C’est aussi un matériau fabriqué en France. Nous avons au sein de notre agence une réflexion très contextuelle, notre démarche est d’essayer de faire avec ce qu’il y a autour de nous. Nous essayons au maximum d’utiliser des matériaux qui sont faits en France.

Quelles sont, selon vous, les forces de ce matériau ?

Ce sont à la fois des raisons économiques et structurelles qui nous ont menés vers ce choix. Il est tout d’abord intéressant en architecture intérieure du point de vue économique car le contreplaqué peut être appliqué sur de grandes surfaces, c’est un matériau qui ‘ne travaille pas’ : un des avantages réside en effet dans sa composition (en couches croisés, collées les unes aux autres) ce qui en fait un matériau stable, donc structurellement intéressant. En tant que designers, nous aimons jouer avec ce matériau parce qu’il nous permet de travailler sur les porte-à-faux et sur des assemblages assez précis sans que le bois travaille. Il s’usine et se travaille facilement grâce à cette stabilité. Un autre intérêt est son homogénéité : il peut être appliqué aussi bien dans l’agencement que dans le mobilier sur mesure, ce qui permet d’avoir une cohérence esthétique dans un projet d’architecture intérieure.

 

Joran Briand – copyright Claire Payen

 

« Le contreplaqué est un super matériau
qui permet à la fois de faire de l’agencement
et du mobilier,
tout en offrant une harmonie d’ambiance.
Il faut juste laisser parler le bois
»

Joran Briand, designer et co-fondateur du Studio Briand et Berthereau

 

Parmi de nombreux projets avec le contreplaqué, vous avez notamment réalisé un projet de luminaire. Pouvez-vous nous expliquer la démarche ?

C’est un travail de recherche : nous avons dessiné une lampe pour un projet à destination d’un particulier. Le concept se base uniquement sur un morceau de contreplaqué que l’on a coupé et défoncé dans certaines parties pour qu’il devienne un luminaire monolithique. Le contreplaqué st ici particulièrement intéressant car sa stabilité – garantie par la succession de feuille – permet à la fois de créer la structure (le centre du luminaire dans lesquels sont intégrés les leds) et de réaliser les abat-jour avec ces deux feuilles en périphérie.

Luminaire en contreplaqué cintré – Studio Briand et Berthereau – Fabrication Atelier Synapses

Ce luminaire fait appel aux propriétés de cintrabilité du contreplaqué… Quelle méthode de cintrage avez-vous appliquée ici ?

Nous avons utilisé un contreplaqué sur la tranche qui a été délaminé pour ne garder que les couches périphériques (abat-jour). Ce sont ces deux feuilles que nous avons cintrées : sur une contre-forme, de sorte qu’elles gardent cette forme en S. Puis nous les avons stratifiées.

Qu’est ce qui vous séduit dans l’esthétique du contreplaqué ?

Ce qui est intéressant c’est le graphisme de son veinage, que nous mettons en valeur  dans nos projets. En aménagement intérieur, il procure un aspect chaleureux et il se prête aisément à des applications sur de grandes surfaces comme, par exemple, pour des habillages. Cela permet de générer des ambiances agréables et accueillantes.


A CONSULTER/ LES ARTICLE DE MARS


GALERIE/ DESIGN & CONTREPLAQUÉ PAR JORAN BRIAND

TENDANCE/ Esthétique + design

Restitution des interventions à l’occasion de la Matinée « Esthétique et design : potentiel du contreplaqué », qui s’est déroulée le 19 janvier 2018 à Paris.

« Mettre en avant les atouts du contreplaqué » - Romain ROUGIER, Président de l’UIPC

Romain Rougier a ouvert cette Matinée 2018 en se réjouissant de voir tant de professionnels réunis à l’occasion de cette troisième édition, qui se déroulait à la Halle Pajol à Paris. « Nous, les fabricants de contreplaqué avons lancé la Matinée afin de faire connaître très largement notre matériau.» Romain Rougier a ainsi rappelé que le contreplaqué se distinguait par sa capacité à s’adapter à de multiples usages – tant en structure, qu’en emballage et en caisserie, en revêtement intérieur ou extérieur qu’en nautisme, dans l’industrie aéronavale, les transports et bien entendu en menuiserie. Une polyvalence qui relève de la performance qu’offre ce matériau à moult égards. « Mais certains usages restent parfois peu connus. Ces Matinées ont pour objet de montrer cette diversité et de mettre en valeur les atouts qui l’autorisent. » Annonçant la suite de la Matinée, le Président conclut : « Esthétique et Design… un sujet particulièrement séduisant, qui a trait aux notions de sens, de confort et de plaisir. »

 

« Symbiose naturelle » – Florence DEVERNAY, architecte, paysagiste et architecte du patrimoine

DEVERNAY-2Passif, positif, cradle to cradle… les exemples présentés répondent à un besoin de sens : pratique, esthétique, écologique. Ils ont une autre constante : le contreplaqué. Tantôt utilisé en meuble où le champs est laissé visible ou en cloison-rangement pour repenser une pièce où le graphisme modernise l’intérieur, tantôt en lit-clos avec des portes coulissantes qui ne bougeront pas avec les années… Florence Devernay s’est également attardée sur une pièce humide, entièrement habillée de contreplaqué. La femme de l’art insiste sur le potentiel créatif que recèle le panneau contreplaqué : « Pour l’architecte, c’est un rêve : on dessine ce que l’on veut et l’artisan réalise ». Un matériau facile à travailler qui scelle un vrai partenariat entre le concepteur et le réalisateur.

 

Agencement et contreplaqué : le Green Love - C NAUD et F TRAN NGUYEN, MIND ARCHITECTURE

MINDA Marseille, un couple porte un projet de restauration engagé : ils sont vegan et entendent créer un lieu à la hauteur de ce mode de vie. Le lieu en question est exigü et sombre. Les propriétaires veulent en faire un endroit vivant, lumineux, moderne… et reflet de leur philosophie du respect. Les architectes choisis pour développer le projet «Green Love», Clélia Naud et Fabien Tran Nguyen de l’agence MIND, ont ainsi expliqué pourquoi et com- ment le contreplaqué était à la fois la réponse à ces exigences et le fil conducteur de l’esprit des lieux. Pourquoi le contreplaqué ? Pertinence écologique avec le vegan (colles à l’amidon, pas de tests sur les animaux, 100% français), capacité à illuminer l’espace en renvoyant la lumière et facilité de mise en œuvre… sont quelques uns des arguments avancés par les deux architectes. Ils soulignent également l’exigence en matière de sécurité incendie (ERP) pleinement satisfaite par les solutions contreplaqué. Les maîtres d’ouvrage ont quant à eux insisté sur leur pleine satisfaction quant à l’harmonie des lieux : «Les clients nous parlent d’une ambiance agréable et chaleureuse. Et ils restent des heures… parce qu’ils se sentent bien.»

Des logements qui vivent - JN FAY (Agence FAY) et J GRAVES (Agence VAZISTAS)

FAY-VAZISTAS-2Le programme de rénovation/ restructuration de logements sociaux présenté par les architectes Jean- Nicolas FAY et Julien GRAVES est exceptionnel : au coeur de Paris, il s’agissait de rehausser un immeuble et de repenser les espaces. Les architectes ont proposé un projet où l’usager et ses besoins sont au cœur du concept. Le contreplaqué apportait une réponse pertinente conciliant modularité et esthétique. «Depuis 30 ans, les modèles de la famille traditionnelle sont bouleversés. De nouveaux usages apparaissent dont il faut tenir compte : travail à domicile, garde alternée, manières d’habiter diversifiées. Nous avons proposé au maître d’ouvrage un travail sur les dispositifs qui permettent de faire varier l’espace en fonction des be- soins.» Parois coulissantes, «la pièce en plus» avec un séjour à géométrie variable… le contreplaqué s’est imposé pour assurer cette modularité, du fait de sa robustesse, sa flexibilité et des épaisseurs proposées. L’ensemble offre une esthétique cohérente et sobre qui invite au «plaisir d’habiter».

 

Hôtel éphémère – Edwin DURRLEMAN, AMORIS, agenceur

AMORISLa société AMORIS est spécialisée dans les solutions d’agencement pour l’hôtellerie. Edwin DURRLEMAN, son directeur, a resitué cet incroyable projet dans son contexte : une demande de Groupe AccorHotels qui cherchait à développer un concept d’hôtel moderne, éphémère et nomade, qui puisse se déplacer là où un besoin ponctuel émerge : dans le désert, dans une forêt, sur une piste de ski, au milieu d’un champs… en lien avec des événements. L’idée : récupérer des containers One Way, utiliser leur structure et l’habiller de contreplaqué en extérieur et… aménager toutes les cellules avec le contreplaqué. Le designer Ora-Ito a développé le concept ; la société CAPSA l’a mise en forme ; AMORIS a réalisé l’agencement. Le défi pour l’agenceur était de mettre au point un système à la fois esthétiquement satisfaisant et à l’épreuve de tout : les modules devant être transportés, déplacés, et possiblement malmenés, la solution devait pouvoir subir les déformations et permettre une remise en place impeccable. Chaque cellule (30 m2) dispose d’une chambre, d’un bureau et d’une salle d’eau. Le contreplaqué y est omniprésent.

 

De la matière au matériau – Sabine BOURY, Déléguée Générale de l’UIPC, pour Serge CRAMPON, plasticien

CRAMPONSerge CRAMPON, à la fois plasticien, chorégraphe et photographe a découvert le contreplaqué à l’heur d’une rencontre. Une passion s’en est suivie pour la matière offerte par le peuplier, dont Sabine BOURY s’est fait le porte-voix. Cette présentation a mêlé poésie et sensualité, citant la forme de l’arbre et sa dimension organique, que l’on retrouve dans le contreplaqué, et qui évoque les élans de la jeunesse, la souplesse, et le mouvement. Serge CRAMPON nous parle de grumes, de déroulage et «d’empreinte vitale de l’arbre». Il évoque un matériau qui convoque les sens : « sa douceur, celle de la peau ; sa couleur, celle du sable ; sa forme, celle du limon déposé par la mer.» Un matériau et une matière qui sont mises à profit pour des projets d’aménagement où la simplicité, la légèreté du matériau et sa facilité d’usinage le distinguent. Il achève en décrivant la propension du contreplaqué à renvoyer la lumière et l’aspect inspirant de ses motifs, comme autant de points de suspension.

 

De l’agencement à l’objet – Joran BRIAND, Studio Joran Briand Associé, Designer

BRIANDLe Studio Joran Briand Associé est une agence multidisciplinaire qui mêle design d’objet, architecture intérieure et design graphique. Son fondateur introduit sa présentation en annonçant ce qui anime cette agence : « Faire mieux avec moins.». Une démarche frugale qu’il a appliquée aux espaces dédiés au studio de design du Technocentre Renault de Guyancourt. «Les lieux étaient initialement très froids, avec une problématique d’atomisation des espaces et des sujets.» En réponse, Joran Briand propose d’apporter une dimension domestique, avec des espaces de confort et de socialité. Ces espaces – mobilier, assises en escalier faciles à déplacer, modules d’étagères séparatives…- sont en contreplaqué, pour répondre à un besoin de grande finesse, «de quasi no design». Autres sujets : des assises en contreplaqué cintré, un bureau présentant un incroyable porte-à-faux rendu possible grâce à la stabilité du contreplaqué, une table aux dimensions exceptionnelles… A l’issue de ce panorama, Joran Briand évoque les tendances à venir : l’attente de local, les approches sur le toucher, les formes, la délicatesse… Et de conclure : «Le contreplaqué a toute sa place dans les grandes tendances design 2019».

 

Conclusion : De la conception à l’agencement – Pierre HAESEBROUCK, Président de la Chambre Française de l’Agencement

« J’ai compris aujourd’hui pourquoi je vois de plus en plus de contreplaqué dans mes ateliers… Également impliqué dans le projet Adivbois, les notions de Cadre de vie, de confort et de perception portées par le contreplaqué m’interpellent. Ce matériau hautement esthétique et techniquement performant répond aussi à la tendance de responsabilité sociale et sociétale. C’est un matériau qui est un objet en soit, qui fait rentrer les arbres à l’intérieur. Un objet pour faire des objets. Les réalisations qui ont été présentées sont l’œuvre d’une équipe, une symbiose, où l’agenceur a toute sa place pour expérimenter et illustrer les idées.»

 

LA SYNTHÈSE (en Pdf) LA LETTRE DU CONTREPLAQUÉ FEVRIER-MARS

 


SUR CE THÈME : TÉLÉCHARGEZ LES PRÉSENTATIONS DE LA MATINÉE 2018

TÉLÉCHARGEMENTS

A CONSULTER/ LES ARTICLE DE MARS

 

ÉVÉNEMENT/ Matinée du Contreplaqué 2018

LA MATINÉE DU CONTREPLAQUÉ 2018
Esthétique & Design : le potentiel du contreplaqué

LeContreplaqué.com vous convie à la troisième édition de ses Matinées. Ce rendez-vous se déroulera le 18 janvier 2018 à Paris, autour du thème « Esthétique & Design : le potentiel du contreplaqué ».

Les Matinées du Contreplaqué s’arrêtent chaque année sur une thématique actuelle et en prise avec les tendances et attentes. Ainsi, avec les décideurs, concepteurs et entreprises, ces matinées ouvrent la réflexion et proposent des solutions avec ce panneau d’exception. Ces rendez-vous posent le débat en croisant analyses d’experts et présentations de réalisations par les acteurs des projets.

Cette année, en continuité avec la thématique du Confort de l’usager amorcée en 2017, la Matinée se concentre sur le potentiel esthétique du contreplaqué et les réponses qu’il apporte en matière de design. Au programme : analyse des tendances et attentes du marché, présentation des atouts des panneaux contreplaqué (formes, motifs, couleurs, usinage…) et retours d’expérience autour de quatre réalisations, où l’attente des décideurs et concepteurs en matières d’espace, d’esthétique et de créativité a trouvé une réponse avec le contreplaqué.

Architectes, architectes d’intérieur, designer, plasticiens, agenceurs, maîtres d’ouvrage viendront ainsi échanger leurs points de vue et partager les raisons qui les ont menés vers le contreplaqué et la mise en exergue de ses valeurs esthétiques dans des projets résidentiels, tertiaires ou d’hôtellerie.

 

LE PROGRAMME
Événement sous l’animation de Marion CLOAREC, Wood Consultancy

  • 9h00 – Accueil
  • 9h30 – Introduction par Romain ROUGIER, Président de l’Union des Industries du Panneau Contreplaqué (UIPC)
  • 9h35 – Intervention de Florence DEVERNAY, architecte « Architecture et contreplaqué : symbiose naturelle »
  • 10h00 – Retours d’expérience :
    • LOGEMENT SOCIAL / Modularité des espaces / Agences Vazistas et Fay, architectes
    • AGENCEMENT DE RESTAURANT/ Ambiance contreplaqué au Green Love / MIND Architecture
    • RÉHABILITATION D’UN APPARTEMENT PRIVÉ/ Du matériau à la matière / Serge CRAMPON, plasticien
    • CONCEPT D’HÔTEL ÉPHÉMÈRE/ Des cellules entièrement conçues avec le contreplaqué
  • 12h00 – Intervention de Joran BRIAND, designer (VIA) : « Tendances design et perspectives avec le contreplaqué »
  • 12h20 – Conclusion par Pierre HAESEBROUCK, Président de la Chambre Française de l’Agencement, membre de l’Ameublement Français.

Inscription obligatoire

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ARGUMENT/ Esthétique et plus encore…

Appartement modulaire, Paris, par VAZISTAS et FAY

CONTREPLAQUÉ : FAIRE VIBRER L’INTÉRIEUR

 


Le contreplaqué, connu et reconnu pour ses qualités physiques et mécaniques, est aussi – et de longue date – utilisé pour d’autres propriétés qui embrassent un univers de sensibilité, tourné vers l’ambiance, le confort et l’ergonomie. Quelques atouts :

  • la possibilité de cintrer ou de mouler le contreplaqué,
  • sa facilité et sa précision d’usinage (qui en font un matériau qui se plie volontiers et parfaitement aux découpes et subtilités de formes),
  • son identité « bois », en phase avec des attentes esthétiques « nature »
  • sa matière, utilisable brute ou travaillée,
  • ses motifs (atypiques et propres au déroulage),
  • le graphisme (tant copié) de son chant (tranche),
  • sa capacité à capter la lumière et à la diffuser,

    Un appartement repensé avec le contreplaqué. Archi : Egoïne

    Un appartement repensé avec le contreplaqué. Archi : Egoïne

Ces possibilités et qualités font du contreplaqué une solution de plus en plus développée pour des applications où la créativité est de mise et la qualité des espaces de rigueur. Des usages – si ce n’est une tendance – qui s’intensifient. Presse magazine (architecture, décoration…), Réseaux sociaux (voir Pinterest), blogs (Turbulences, Howne, Clem around the Corner, Shake…), émissions TV (récemment Ma Maison France 5) : le contreplaqué s’affiche comme une solution évidente pour les intérieurs à la page. Et « à la page » ne signifie pas « uniquement esthétique » : l’aspect, la forme, l’ambiance sont bien souvent renforcés par une recherche de pragmatisme à laquelle le contreplaqué apporte également les réponses.

De façon quasi systématique dans ces utilisations créatives, le contreplaqué est appelé à la fois pour ses vertus esthétiques (en phase avec l’air du temps) mais aussi pour son caractère fiable (stabilité dimensionnelle, légèreté, résistance…). Cette combinaison mène ainsi aussi bien à des idées de DIY (faites votre petit meuble en contreplaqué) qu’à d’imposants projets d’agencement où le contreplaqué apparaît bien souvent comme une clé pour des espaces mariant modularité et esthétique.

 


A CONSULTER/ À TÉLÉCHARGER

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EN LIRE PLUS : Un studio parisien repensé avec le contreplaqué – Interview + Portfolio

TÉLÉCHARGER LA BROCHURE : « CONTREPLAQUÉ TOUT OKOUMÉ »


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