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NAVAL/ Le point de vue d’Eric Jean

CONTREPLAQUÉ EN CONSTRUCTION NAVALE : ÉCONOMIE ET PRÉCISION
INTERVENTION DE ÉRIC JEAN – Architecte naval, agence EJ
MATINÉE DU CONTREPLAQUÉ 2019


Détail de l’aménagement du KAIROS- crédit Eric Jean

 

« Rapidité de construction, facilité d’usinage avec moins d’investissement, possibilité de personnalisation, et surtout, une véritable économie de matière. »

 

Pourquoi utiliser du contreplaqué en construction navale ? « C’était au départ une volonté, motivée par une économie en termes de coûts » C’est ainsi qu’Eric Jean répond à la question qui lui est posée sur les raisons qui l’ont mené à construire le Kairos en contreplaqué «Tout Okoumé».

L’intervention de cet architecte naval vient souligner comment une essence spécifique – en l’occurrence l’okoumé – est choisie en fonction des réponses qu’elle apporte aux contraintes imposées par l’usage. Le nautisme est, de fait, une destination de prédilection du contreplaqué, okoumé, car il apporte les solutions nécessaires en termes de performances mécaniques (rapport légèreté/ rigidité) comme de résistance à l’humidité.

Crédit Eric Jean

Crédit Eric Jean

Au-delà de ces atouts, Eric Jean explique comment la résine a remplacé le contreplaqué au cours des dernières décennies et pourquoi le contreplaqué est en train de revenir : « Rapidité de construction, pas de moules comme pour la résine et donc moins d’investissement, une véritable économie de matière et la possibilité de personnaliser…»

L’homme de l’Art  n’oublie pas cependant de citer ses faiblesses, comme la fragilité des plis de surface, et l’absolue nécessité de protéger les chants. Mais la précision accordée par la découpe numérique et les techniques de collage à la résine époxy -qui garantissent une réelle étanchéité- sont de réels atouts qui font du contreplaqué «Tout Okoumé» une réponse pertinente aux attentes des fabricants et utilisateurs de bateaux.

Et cette intervention d’illustrer parfaitement la recherche d’équilibre entre le choix d’un matériau renouvelable, d’une essences qui n’est pas en circuit court mais qui apporte les solutions attendues par rapport à l’usage, d’une matière durable permettant l’économie de projet.

VOIR la présentation complète

A CONSULTER/ LES ARTICLES D’AVRIL

 

ARGUMENT/ Renouvelable et durable

MATÉRIAU RENOUVELABLE / MATIÈRE DURABLE
(
INTERVENTION DE SABINE BOURY – Déléguée Générale, UIPC)
MATINÉE DU CONTREPLAQUÉ 2019


 

 

 

« Un matériau n’est renouvelable que si la ressource est durable. »

 

Sabine BOURY a débuté sa présentation en dessinant l’écosystème du contreplaqué aujourd’hui (de la ressource à la fin de vie), soulignant la chaîne des acteurs et leurs sphères d’influence, afin d’identifier ceux de leurs choix, pouvant infléchir le « bilan de vie » du matériau.

 

Producteurs, fabricants, concepteurs, metteurs en œuvre et utilisateurs… jouent tous un rôle important, à un moment donné, et influent par leurs arbitrages sur le cycle de vie du contreplaqué. Ainsi, le choix du contreplaqué utilisé et sa provenance sont d’importance. Car,  chaque contreplaqué peut offrir, selon les essences et le collage, des caractéristiques spécifiques (tant en matière mécanique, qu’en termes esthétiques ou de durabilité) qui déterminent le domaine d’usage. Mais, le contreplaqué est par excellence polyvalent, laissant à l’utilisateur son libre-arbitre selon l’ordre de priorité de ses critères d’exigence. Il importe donc d’être conscient des impacts que ce choix peut induire, au premier chef sur une exigence de «circuit court».

L’offre française est particulièrement diversifiée, en capacité de produire des panneaux contreplaqués répondant à toute la palette des usages. Pour accompagner cette offre, la profession a développé de nombreux outils pour faciliter le partage d’informations : Fiches de déclaration Environnementale et Sanitaire, étiquetage sanitaire, éco-certification, en sont quelques exemples.

Les industriels français portent une attention active à leurs sources d’approvisionnement en matière première. De fait, considérer la disponibilité de la ressource est un principe fondamental, pour :

  • assurer la pérennité du matériau et du processus industriel,
  • assumer la responsabilité sociétale et environnementale,
  • garantir les légalité et « soutenabilité » de la ressource pour assurer la  renouvelabilité  du matériau.

L’exemple du peuplier illustre parfaitement cette implication « éco2 » (écologique x économique) des industriels, à l’échelle des territoires. Avec plusieurs objectifs : conforter les acteurs de la ressource et contribuer à leur donner les moyens de répondre à l’ensemble des exigences de gestion durable des écosystèmes forestiers… afin d’en assurer la pérennité.
En savoir plus

Quid du développement de contreplaqués à partir d’autres essences françaises ? Sabine Boury répond : «Toutes les essences de bois ne sont pas déroulables ; toutes ne permettent pas de répondre aux contraintes ou exigences d’un process industriel. En revanche, les techniques de replaquage, utilisées pour la production de panneaux dits « décoratifs » apportent une vraie réponse en conciliant support contreplaqué français et diversité d’essences pour le placage de face visible.»

VOIR la présentation complète

 


A CONSULTER/ LES ARTICLES RÉCENTS

MATINÉE 2019/ Eco-actions

CONTREPLAQUÉ : VOIE D’ÉCO-ACTIONS
RETOUR SUR L’ÉDITION 2019 DE LA MATINÉE DU CONTREPLAQUÉ


Photo La Fabrique – EY

 

L’année 2019 a débuté pour le contreplaqué par une réflexion autour de ce matériau comme « voie d’éco-actions ». Comment le contreplaqué offre et progresse vers de multiples pistes pour accompagner les ouvrages et leurs acteurs vers plus de respect de l’homme et de l’environnement.

Nous vous livrons ici une synthèse des pistes ouvertes à l’occasion de la Matinée 2019. Chaque intervention fera l’objet d’articles, publiés au cours des prochaines semaines.

En France, la résonance durable du contreplaqué est à la fois une évidence mais aussi et surtout un travail constant de la profession pour amener ce noble panneau à un niveau qui permette de répondre aux enjeux de notre temps. Aussi la Matinée a choisi cette année de s’arrêter sur cette approche complexe, qui embarque non seulement le panneau et ses fabricants, mais aussi toute une chaine d’acteurs qui, depuis la ressource jusqu’à l’usage (et la fin de vie), sont amenés à faire des arbitrages en vue de répondre à l’objectif d’excellence citoyenne qu’ils se sont fixé.

Cycle de vie, matières premières, fabrication, éco-conception, économie de matière et de projet, effets sur le bien-être des occupants… les critères sont nombreux. Pour aller plus avant sur les pistes de l’éco-action, et permettre des choix équilibrés, l’information est indispensable : le partage d’informations et de points de vue était ainsi au cœur de l’édition 2019 de la Matinée du Contreplaqué. (voir les présentations)

Informer pour mieux agir
Romain Rougier, Président de l’Union des Industries du Panneau Contreplaqué, souligne ainsi l’importance de l’information de tous les acteurs du projet : « le véritable enjeu pour accéder à une réelle efficacité environnementale ».  Car l’excellence est une ambition qui ne peut être atteinte que collectivement ; par l’élaboration d’un savant équilibre, répondant le mieux possible à l’ensemble des contraintes.

Durabilité + économie de matière
Au-delà ce cette nécessaire information de tous, le contreplaqué se distingue par une vertu hautement environnementale : « C’est un panneau intrinsèquement qualitatif, qui dure dans le temps. Un atout précieux à l’ère de l’obsolescence programmée ». Car le mot « durable » va de pair avec les notions d’économie, de respect, d’ancrage territorial et de responsabilité sociétale. Cette durabilité est aussi un gage d’économie de matière à long terme.

VOIR les présentations

A CONSULTER/ LES ARTICLES DE LA MATINÉE

FLASH-INTERVIEW/ La Fabrique…. et le Contreplaqué

Matinée 2019 / Interview flash d’un Grand Témoin
CONTREPLAQUÉ : VOIE D’ÉCO-ACTIONS

La Fabrique est un atelier de fabrication… « pas comme les autres », fondé sur des valeurs d’équité, de partage, de responsabilité pour fabriquer de belles choses. Grand témoin de la Matinée du Contreplaqué 2019, Fabrice Poncet, co-fondateur de La Fabrique, répond à une flash-interview qui va vous donner envie de venir nous rejoindre le 17 janvier…

Photos : Photos EY – Crédit Fondation EY /Connect heads

 

 

Que vous évoque la matière « contreplaqué » ?

Le contreplaqué est le produit qui me semble le mieux répondre aux enjeux de notre Société : c’est un matériau intermédiaire, considéré comme moins noble que le bois massif par les clients, mais il est essentiel en ébénisterie et menuiserie contemporaine en raison de sa tenue et de ses qualités mécaniques. Pour autant, de nombreuses questions se posent à nous (origine des bois, process de production, impact sur la qualité de l’air intérieur, recyclage …), sans que nous trouvions aisément les réponses. Et dans le monde d’aujourd’hui, l’information n’existe pas tant que l’accès des consommateurs n’est pas fluide.

Que signifie pour vous la démarche d’éco-conception ?

C’est avant tout un regard porté sur notre mode de vie, un paradigme à ré-inventer. Quel monde voulons-nous construire, comment pouvons-nous vivre de manière plus sobre donc plus durable. Ensuite, seulement, vient la réflexion plus technique qui englobe naturellement tout le cycle de vie de la matière et du meuble.

A suivre, le 17 janvier à Paris

 

 CONSULTER LE PROGRAMME COMPLET DE LA MATINÉE 2019

 

 

 

2015_03_26 LA FABRIQUE-80

 


GALERIE PHOTOS/ AVEC LA FABRIQUE

PROGRAMME- Matinée 2019

MATINÉE 2019 : LE PROGRAMME
Le contreplaqué : voie d’éco-actions

LeContreplaqué.com vous convie à la quatrième édition de ses Matinées sur la thématique « Contreplaqué : voie d’éco-actions », le jeudi 17 janvier 2019 à partir de 9h00.

Cette année, la Matinée se concentre sur la pertinence des solutions contreplaqué en matière de responsabilité sociale et environnementale.
Trois grandes thématiques seront ainsi abordées par 7 grands témoins, concepteurs, faiseurs, experts et scientifiques

LE PROGRAMME
Événement sous l’animation de Marion CLOAREC, Wood Consultancy

  • 9h00 – Accueil
  • 9h30 – Introduction par Romain ROUGIER, Président de l’Union des Industries du Panneau Contreplaqué (UIPC)
WORLD WIDE (ply)WOOD

ECO-ACTION #1 : La responsabilité environnementale commence par la bonne information qui permet des choix équilibrés et raisonnés. La première voie que nous explorons est celle de la matière première. Quelles provenances ? Pourquoi tant d’essences ? Quels usages ? Nous commençons avec ce dernier point : embarquons sur un catamaran, en contreplaqué « tout okoumé ».

  • RETOUR D’EXPÉRIENCE par Eric JEAN, architecte naval
  • ANALYSE par Sabine BOURY, Déléguée Générale de l’UIPC

SANTÉ, BONHEUR !

ECO-ACTION #2 : La seconde piste à parcourir est celle de l’éco-conception. Celle qui prend le chemin d’une certaine frugalité, inspirée par les besoins de l’usager et de son confort avec un matériau qui fait du bien. La voie qui s’intéresse à la matière produit, matière à matériau, à son économie, à ses potentiels, à ses interactions avec l’environnent qu’il côtoie et habille, à ses vies ! Deux concepteurs nous parlent de leurs rêves et de leur manière de les concrétiser et une biologiste nous explique pourquoi et comment la piste est prometteuse.

  • RETOUR D’EXPÉRIENCE par Fabrice PONCET, La Fabrique
  • RETOUR D’EXPÉRIENCE par Olivier JACQUES, JOAA Architecture et Autres
  • EXPERTISE par Dr. Florence AVIAT, YouR ResearcH, Bio-scientific, expert auprès de la Commission Européenne

LESS IS MORE

ECO-ACTION #3 : Autre territoire d’éco-action : valoriser a maxima toutes les caractéristiques et performances notamment physiques et mécaniques du matériau pour in fine consommer mieux la matière… avec moins de matières. Optimiser pour mieux consommer, optimiser pour moins impacter. L’économie de matière qui mène à l’économie de projet : une thématique abordée à deux voix avec les points de vue croisés d’un architecte et d’un ingénieur venus nous expliquer comment on fait mieux… avec moins et qui illustrent un cercle vertueux certain : l’enchainement et la cascade des bénéfices, tout au long de la chaine de valeur d’un projet de construction.

  • RETOUR D’EXPÉRIENCE par l’architecte Laurent PIRON, concepteur du BAM System
  • EXPERTISE par Jean-Marie GAILLARD, expert au FCBA

  • 12h30 – Conclusion par Olivier Joreau – Président de l’Association des Industriels de la Construction Biosourcée/ UICB ; Directeur Général adjoint de la Coopérative CAVAC

 

INFOS PRATIQUES
Matinée du Contreplaqué 2019
Halle Pajol, 20 Esplanade Nathalie Sarraute, 75018 Paris (M° : Max Dormoy)
Jeudi 17 janvier 2019, accueil à partir de 9h00
Conférence suivie d’un cocktail

INSCRIPTION OBLIGATOIRE

 

RDV- Matinée du Contreplaqué 2019

LA MATINÉE DU CONTREPLAQUÉ 2019
Le contreplaqué : voie d’éco-actions

LeContreplaqué.com vous convie à la quatrième édition de ses Matinées. Ce rendez-vous se déroulera le 17 janvier 2019 à Paris, autour du thème « Contreplaqué : voie d’éco-actions ».

Les Matinées du Contreplaqué s’arrêtent chaque année sur une thématique actuelle et en prise avec les attentes du marché et plus globalement du monde d’aujourd’hui. Ainsi, avec les décideurs, concepteurs et entreprises, ces matinées ouvrent la réflexion et proposent des solutions avec ce panneau aux multiples performances. Ces rendez-vous posent le débat en croisant analyses d’experts et retours d’expérience avec les acteurs de terrain.

Cette année, la Matinée se concentre sur la « pertinence des solutions contreplaqué » et leur capacité à répondre aux exigences en matières d’environnement, de confort, d’économie. Au programme : un jeu de ping-pong entre les réalisations concrètes (3 retours d’expérience) et l’analyse experte, permettant d’éclairer des sujets d’actualité comme le ré-emploi, l’économie de projet, la gestion de la ressource, les qualités sanitaires…

Architectes, designers, experts, ingénieurs, maîtres d’ouvrage viendront ainsi échanger leurs points de vue et partager les raisons qui les ont menés vers le contreplaqué.

 CONSULTER LE PROGRAMME COMPLET


PRÉ-INSCRIPTION


LA LETTRE DU CONTREPLAQUÉ D’OCTOBRE

 

INNOVATION- Tiny House en contreplaqué

MyDrop, LA TEAR DROP MADE IN FRANCE de Patrick Sarran

MyDrop by Patrick Sarran copieLe designer-ébéniste Patrick Sarran a réalisé des prototypes à l’image des mini-caravanes très en vogue dans les années 50 aux USA et qui reviennent à la mode. Exposée au Salon des Véhicules de Loisir du Bourget cette année, la Tear-drop version française met à l’honneur les vertus du contreplaqué mixé à d’autres matériaux.

Photos : Patrick SARRAN

 

 

Le terme Tear Drop tire son nom de sa forme en larme. Inventées dans les années 30, ces mini-caravanes se développent et font fureur dans les années 50. Aujourd’hui, un industriel demande à Patrick Sarran de créer un modèle, version modernisée de ces petits véhicules de loisirs, afin de l’exploiter sous la marque Hundred Miles.

9 mois de gestation

Cela a demandé neuf mois de travail au designer dont trois pour la réalisation de deux prototypes. « L’idée était de réinterpréter ce type de véhicule », explique Patrick Sarran. « Lors des premières esquisses, j’ai opté pour une harmonie aluminium-bois, et son côté Vintage. Le choix des matériaux était primordial. Il fallait allier légèreté et compacité. J’en suis vite arrivé au contreplaqué car il peut se cintrer et se travailler en épaisseur avec sa tranche très graphique ». L’aluminium quant à lui conforte la légèreté, l’étanchéité de l’habitacle et du coffre avant, et apporte du rythme à l’esthétique globale.

Contreplaqué sandwich pour un maximum de performances

Pour ces prototypes, chaque essence de contreplaqué a sa fonction. Le toit est formé d’une structure en panneaux contreplaqué okoumé et également de contreplaqué peuplier (avec laine de verre). Ce dernier présentant la légèreté nécessaire à un usage en structure haute. Côté extérieur, le tout est recouvert d’aluminium anodisé.

Le hayon arrière est en aluminium renforcé par un panneau sandwich cintré en okoumé 3 mm avec une âme en nid d’abeille de polypropylène. Le plancher est quant à lui un panneau sandwich de contreplaqué (naturellement résistant aux assauts de l’humidité) et de mousse de polystyrène. « La remorque ne repose pas sur un châssis mécano-soudé, le plancher est directement monté sur un essieu et une fourche d’attelage de fabrication allemande jouissant d’une homologation européenne ».

Les côtés sont en panneaux sandwiches aluminium laqué et mousse de polyéthylène. Quant à l’esthétique de l’habitacle, les aménagements intérieurs alternent faces bois et faces blanches, avec du contreplaqué de bouleau brut et du contreplaqué filmé blanc.

Enfin, les accessoires enjoliveurs (marches-pieds et pièces latérales) sont composés de plusieurs couches de contreplaqué découpées en fraisage numérique avec des tourillons de positionnement, collées entre elles (colle résorcine). « Le contreplaqué de bouleau utilisé ici a été recouvert de verni marine afin de résister aux conditions extérieures. Avec ses faces claires, on obtient un bel effet sur la tranche », précise le designer. Après avoir envisagé un bois massif, Patrick Sarran s’est prononcé pour le contreplaqué qui garantit une stabilité supérieure et évite ainsi toute fragilisation du verni protecteur.

Un produit industriel et écologiquement responsable

La problématique principale était de passer du prototype à l’industrialisation. « Grâce au fraisage numérique, l’industrialisation est aujourd’hui possible car cet outil permet de réaliser des découpes très précises ». L’emploi du contreplaqué fournit donc une réponse industrielle, mais aussi structurelle : il est léger, isolant, isotrope, et résiste en traction, en compression longitudinale et en cisaillement. Cela en fait un matériau de choix pour les structures de ces véhicules.

Avec 500 kg à vide sur la bascule, une charge utile jusqu’à 250 kg, une conduite avec un simple permis B , MyDrop de Patrick Sarran est une réponse légère au besoin de mobilité contemporain. Elle passe sous les portiques, se gare dans n’importe quel parking ou garage de ville. MyDrop est également appréciée pour son esthétique bois. « Il y a une démarche environnementale derrière ce projet, commence Patrick Sarran : «  Les sandwiches contreplaqué et aluminium sont plus vertueux que des panneaux en plastique généralement utilisés pour les caravanes. Bois et aluminium sont facilement réparables. En outre la majeure partie des éléments qui composent ces mini-caravanes est démontable afin de pouvoir les recycler. Enfin, grâce à la découpe numérique, la fabrication permet une optimisation de la consommation de matière et génère moins de déchets ».

 

LA LETTRE DU CONTREPLAQUÉ D’OCTOBRE

GALERIE PHOTOS DE MYDROP by PATRICK SARRAN

AGENCEMENT- Contreplaqué et petite enfance

Accueillir les enfants avec le contreplaqué

Sur le site d’une ancienne école, la Communauté de Communes du Pays foyen souhaitait regrouper un espace multi-accueil pour 20 enfants, un espace mutualisé pour les animations du relais d’assistantes maternelles (R.A.M.), une ludothèque et lieu d’accueil enfants-parents (L.A.E.P.) et un bureau enfance-jeunesse. Dessiné par Kristina Hellhake et Julien Graves de l’agence VAZISTAS, la nouvelle maison de la petite enfance présente des espaces épurés, ludiques et ergonomiques… grâce à des murs et cloisons rendus « fonctionnels » avec le contreplaqué. Reportage.

Photos : Agence VAZISTAS / Agnès Clotis

 

Le contreplaqué a dans cet ouvrage un double usage : il recouvre certains murs sur lesquels des petites tables escamotables se rabattent dans la paroi, ainsi que les murs du vestiaire pour permettre de fixer des patères sur les cloisons au dessus des bancs réalisés également en contreplaqué. « Nous attachons un grand soin à tout ce qui se rapporte aux revêtements, aux matériaux, à l’ergonomie et au mobilier », explique Julien Graves. « L’idée était de mixer les cloisons avec les meubles, afin qu’ils soient intégrés et n’encombrent pas l’espace. Le contreplaqué est très utile car il peut être employé aussi bien en panneau de parement qu’en élément structurel du mobilier et de ce fait confère aux aménagements intérieurs une homogénéité des matériaux ». Il assure une continuité entre l’habillage bois et le meuble, permettant d’épurer les pièces. « Lorsqu’un espace est épuré, il est apaisant » ajoute-t-il.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Épure. Les  parements deviennent éléments de mobilier.

 

 

 

 

 

 

 

Trois types d’essences avaient été proposés à la maitrise d’ouvrage : le pin sylvestre, le pin maritime et le peuplier. « Ce sont les utilisateurs qui ont tranché », poursuit-il. La directrice d’école et les équipes ont ainsi opté pour du peuplier, une essence claire qui comporte peu de veinage et peu de nœuds, apportant quiétude et douceur. « Le contreplaqué est un matériau robuste que l’on peut travailler en différentes épaisseurs. Comparé à un autre matériau dérivé du bois comme l’OSB ou le MDF, il comporte moins de colles et possède un aspect naturel. Il est à la fois résistant et léger. En outre, sa tranche apporte un côté graphique et esthétique, qui permet de s’affranchir de la pose de chants ».

Pour ce projet, le contreplaqué utilisé affiche un classement sanitaire A+ (très faible émissivité) pour les émissions de substances volatiles dans l’air intérieur. Il respecte ainsi la qualité de l’air intérieur : un point essentiel pour les tout jeunes utilisateurs qui occupent les lieux.

 

LE PROJET EN INFOS

Réalisation : réhabilitation d’une ancienne école en Maison de la petite enfance
Localisation : Sainte-Foy-La-Grande (33)
Livraison : 2016
Maitre d’ouvrage : Communauté de Communes du Pays Foyen
Architecte: VAZISTAS (Hellhake + Graves architectes)
Surface de plancher : 640 m²

LA LETTRE DU CONTREPLAQUÉ D’OCTOBRE


GALERIE/ VAZISTAS/ MAISON DE LA PETITE ENFANCE

DECOUVERTE- Travailler le contreplaqué

TRAVAILLER LE CONTREPLAQUÉ : DE L’IMAGE À L’ESPACE

Nous avons croisé la route de Serge Crampon à l’occasion de la dernière Matinée du Contreplaqué. Sujet commun, le beau. Nous savions son attachement au contreplaqué, à la matière, qui plus est au peuplier, mais pas seulement. Nous sommes retournés le voir afin qu’il nous explique pourquoi.

Photos : Serge CRAMPON

 

Plasticien, chorégraphe, photographe… l’homme aime visiblement changer de support pour s’exprimer. Il est cependant fidèle à ses inspirations.  Le contreplaqué est de celles-ci. Explications.

Rencontre à Venise

Les persiennes de Venise, en contreplaqué – Serge Crampon

Un plasticien de retour d’un voyage d’une année sur le mode de l’itinérance, Canada, Mexique, États-Unis, fait une étonnante rencontre en 1990 en découvrant le fabuleux port à bois de Nantes Cheviré… Cette confrontation avec la matière, déposée sur les quais, à été déterminante pour la suite. Le voyage initiatique le mène de la grume au contreplaqué, de Nantes à Venise.
Le voici parti sur la Citée des Doges, pour saisir en images les persiennes des maisons qui constellent la lagune. Car, en effet, ces persiennes sont en contreplaqué okoumé. Il s’agit de saisir l’image, l’essence de cet ensemble et la permanence d’une matière qui dure au voisinage de l’eau. Commande d’un industriel inspiré, Thierry Joubert. Serge Crampon se définit lui-même comme « une éponge à l’écoute du Monde ». L’aventure vénitienne lui ouvre un nouvel univers : la matière l’intrigue. Plus que le bois il a découvert le contreplaqué. S’ensuit un important travail photographique sur la transformation du contreplaqué par les architectes. Il s’intéresse alors à l’hôpital d’Orléans, à l’installation accompagnant l’anniversaire de Notre Dame de Paris, part aux Pays-Bas où le contreplaqué est omniprésent en façade.

 

Remonter à la source

Un travail sur la matière. 3000 clichés qui donneront « Port Couleurs » – Serge Crampon

Retour à Nantes. Le plasticien veut saisir la genèse de la matière. Il photographie les peupleraies en mode répétitif. Inspiré par l’effet cinétique de ces forêts. Sur le port de Nantes, il commence à photographier les grumes qui s’empilent avec un besoin intarissable d’exhaustivité. Puis les grumes deviennent feuilles. Puis s’empilent selon une géométrie précise. Les feuilles s’assemblent et deviennent panneaux. Près de 3000 clichés donneront naissance à un livre qui retrace ce cheminement de la matière au matériau. « Port Couleurs », qui lui-même donne lieu à des expositions. Pour ceux qui aiment le bois ; ou juste le beau.

 

De la matière à l’espace

Écrin de contreplaqué pour montrer le contreplaqué : le CIB 2018 - Serge Crampon

Écrin de contreplaqué pour montrer le contreplaqué : le CIB 2018 – Serge Crampon

Déjà, les clichés mettent en avant le veinage des faces, le graphisme des tranches, le velouté de l’aspect. Mais les images ne montrent pas tout « Je trouvais que le peuplier était une matière d’avenir. Sa légèreté, les sensations qu’il appelle : le matériau me plaisait beaucoup. » Passage par l’objet, le contreplaqué devient support photo. Puis Il utilise le contreplaqué pour repenser entièrement un logement. La luminosité qu’il apporte, l’aspect à la fois contemporain et très organique offre aux lieux un nouveau visage. Un visage qu’il décline à l’occasion du Carrefour du Bois en 2016 en créant un stand… mettant fortement en avant le peuplier. Parti prix : pas une vis apparente, « La matière vaut avant tout. »  Une matière brute, où il s’agissait avant tout d’utiliser le contreplaqué dans une recherche d’authenticité, de créativité et de confort. « Il s’agissait pour moi de mettre en évidence ces valeurs, qui sont celles du bois. Mais il ne fallait pas faire seulement ‘du joli’… il fallait que ce soit utile. » Bis repetita cette année : Serge Crampon réitère son travail sur l’espace avec le contreplaqué au Carrefour du Bois 2018. L’espace devait devenir un écrin en contreplaqué pour mettre en valeur le contreplaqué : le fond et la forme. Tranches, faces, forêts : le produits et ses origines. Cet espace devait en outre ne pas prendre trop de hauteur mais rester très ouvert et inviter le plus grand nombre à venir, toucher, s’emparer des échantillons, interagir. Pari gagné. Grace au contreplaqué ? Grace au plasticien ? Les deux.

Plus d’informations sur le travail de Serge Crampon : www.serge-crampon.info / Tél. 06 82 29 53 79

 


GALERIE PHOTOS DE SERGE CRAMPON

INTERVIEW- JOAA – Olivier JACQUES

Contreplaqué : la démocratisation du bois

Diplômé de L’École Nationale Supérieure d’Architecture de Paris-Val-de-Seine, l’architecte Olivier Jacques travaille pour de grandes agences avant de décider de créer en 2015 sa propre structure nommée JOAA – Architecture & Autres, spécialisée dans l’aménagement intérieur et le mobilier. Son crédo : « Semer d’attentions l’ordinaire », un soin qu’il développe notamment avec l’usage du contreplaqué dans la majorité de ses projets. Rencontre.

Photos : Camille GHARBI et Véronique HUYGUE

 

 

Comment en êtes-vous venu à utiliser le contreplaqué ?

Adolescent, j’ai passé beaucoup de temps chez un ébéniste dans le sud-ouest. Je l’ai vu à l’œuvre, écouté, sans pour autant rentrer en contact avec la matière. De cette distance est né mon désir de travailler le bois. Faute de concrétiser mon aspiration lors de mes études d’architecture et dans les grandes agences où j’ai exercé, j’ai décidé de délaisser un temps les écrans et de fonder ma propre structure pour organiser cette rencontre. C’est à ce moment-là que j’ai découvert le contreplaqué, lors de la fabrication d’un meuble en peuplier, nommé le Géant Caché (voir galerie photos, ci-dessous). Il est réalisé avec des découpes de panneaux simplement emboitées les unes dans les autres et seulement deux queues d’aronde. Je recherchais des panneaux bois bon marché, faciles à travailler et fabriqués en France. Chaque panneau de CP peuplier a ainsi pu être découpé, assemblé et ajusté en atelier puis réassemblé directement dans l’appartement.
Aujourd’hui, j’utilise les contreplaqués de différentes essences dans mes projets à plusieurs échelles, aussi bien pour l’aménagement intérieur et le mobilier que pour l’objet.

Qu’est-ce qui vous séduit dans ce matériau ?

Il présente les avantages du produit industriel facile à se procurer et conserve son lien avec le matériau original. Le contreplaqué est la fusion d’un matériau ancestral et d’un produit technologique. Il est un assemblage de fins plis croisés offrant de pouvoir fabriquer des panneaux pratiques à travailler grâce à leur grand format et à l’atténuation de l’anisotropie du bois. Sa composition technique permet d’écarter la fragilité structurelle du bois massif et en même temps de se rapprocher visuellement de ce dernier par la présence sur sa surface de veinages continues. Ces courbes organiques, témoins de la vitalité du matériau, contrastent avec les lignes très graphiques de la tranche des panneaux qui révèlent les plis. Ce sont ces mélanges qui donnent au contreplaqué son caractère hybride et contemporain.

Le Géant Caché - copyright Camille GHARBI

Le Géant Caché – copyright Camille GHARBI

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Je rêve de faire un projet où les plaques de plâtre sont totalement remplacées par du contreplaqué » – Olivier Jacques, JOAA, Architecture et Autres

 

 

 

 


Quelles sont, selon votre expérience, les forces du contreplaqué dans l’agencement et dans le design ?

C’est avant tout la démocratisation du bois. Le contreplaqué offre à des projets aux budgets modestes la possibilité d’être réalisés en bois. Au-delà de son intérêt purement technique, sa composition en plis lui donne des caractéristiques quasi minérales. Certains contreplaqués, très résistants grâce à leur densité, permettent un travail très précis lors de l’usinage avec une fraiseuse numérique. Le contreplaqué est aussi une source d’inspiration vers plus d’hybridité et une approche technologiquement plus ouverte sur le matériau bois. En effet, aujourd’hui certains fabricants remplacent un des plis par une couche de cuir ou de métal. Ils créent ainsi un matériau aux capacités démultipliées.

projet ILOT – copyright JOAA

Pouvez-vous expliquer le projet ÎLOT ?

J’ai conçu ce projet à l’ENSCI-Les Ateliers dans le cadre du Mastère Création et Technologie Contemporaines avant de l’exposé à la galerie du VIA au printemps 2018 (voir galerie photos). Il s’agit d’une surface évolutive, au croisement de l’objet, du mobilier et de la micro architecture. Le contreplaqué a été utilisé pour la partie rigide et structurelle des modules triangulaires dont elle est composée. Ils devaient rester légers et en même temps pouvoir supporter le poids d’un corps en appui. Sur des projets aux formes innovantes comme ILOT, la nature hybride du contreplaqué permet de conjuguer les identités du bois d’ameublement traditionnel, noble et chaleureux, et de la performance technique.

Avez-vous des projets futurs en contreplaqué ?

Oui. Je livre actuellement, pour un projet d’aménagement intérieur, un bureau suspendu. Il est réalisé à partir d’un panneau de contreplaqué en pin marine épais (voir galerie photos). L’ébéniste Adrien Formosa (société Les formes) l’a façonné pour y intégrer un revêtement caoutchouc à fleur de la surface brute du panneau bois. Ce couple donne un aspect précieux à l’ensemble.

Aussi, je rêve de faire un projet où les plaques de plâtre seraient totalement remplacées par du contreplaqué dans lequel tous nos besoins en mobilier seraient intégrés. A l’image d’un petit habitacle où il est possible de déployer les fonctions dont nous avons quotidiennement besoin, comme la voiture aménagée dans le film Trafic de Jacques Tati. Chaque élément pourrait ainsi être déployé ou détaché, puis assemblé comme les pièces des mobiliers puzzle de Jean-Pierre Levasseur qui a collaboré avec Jean Prouvé. Des amis passent et hop ! on assemble des chaises en décomposant le parement mural. Ainsi le paysage intérieur se transforme, pleins et vides se déplacent, de nouvelles compositions géométriques apparaissent sur les murs qui évoluent au gré des besoins et des usages de l’habitant.

A suivre…


GALERIE/ AVEC OLIVIER JACQUES