Ariane de Monbrison est une architecte impliquée. Naturellement attentive aux enjeux humains et écologiques, elle se partage entre France et Afrique, pour accompagner des personnes autant que leurs projets.

Accoutumée aux rénovations et à l’utilisation du bois, elle a testé ce procédé en contreplaqué à l’occasion de ce projet de surélévation.

Elle nous explique pourquoi et comment :

Portrait-A_DeMonbrison

Qu’est-ce qui vous a menée jusqu’à ce projet ?
Ce projet m’est arrivé par Camif Habitat et c’est Laurent Farré, un entrepreneur impliqué au sein de la Camif, qui m’a présenté ce système. J’étais pour ma part habituée à utiliser le bois, mais plus souvent sous la forme d’ossature.

Pourquoi des caissons en contreplaqué ?
Nous avions des contraintes fortes sur ce projet : harmonie globale, volumes, hauteur contrainte… et nous devions conserver le principe de toiture Mansart. De la même manière que l’ossature bois, ce système de caissons permet l’accès au chantier et est manuportable et facilement manipulable. La solution était donc bien adaptée au contexte et se distinguait clairement par une légèreté supérieure à toute autre solution et une flexibilité de forme qui était nécessaire au projet.

Quels avantages voyez-vous à ce système ?
Le principal intérêt que j’y vois est la gestion des ponts thermiques : au lieu d’avoir des sections de 4,5 cm ou plus, ce complexe réduit les épaisseurs à 1 cm. Au-delà de la question thermique, il y a bien des aspects positifs :

  • L’outil numérique et la conception permettent de calculer l’optimum de résistance par rapport à la matière : il n’y a rien de superflu ;
  • Chaque pièce est identifiée et classée pour prendre le moins de place possible, notamment pour le transport ;
  • Les portées importantes sont possibles, un atout architectural ;
  • La flexibilité des formes également : un énorme avantage, qui a notamment rendu possible et simple la réalisation de la toiture ;
  • Une mise en œuvre extrêmement simple.

Précisément, pouvez-vous nous en dire davantage sur le déroulement de la mise en œuvre ?
L’entreprise ne connaissait pas ce système. Mais le fait est qu’il est si bien pensé qu’il n’est pas nécessaire d’y être formé pour le monter : la compréhension est immédiate. Entre la numérotation des pièces et le guide de pose, le montage est d’une simplicité extrême et l’outillage nécessaire se réduit à un monte meuble pour l’approvisionnement sur le toit et une clé à chocs électroportative pour les assemblages. D’ailleurs, l’entrepreneur qui m’a appelée hier me disait qu’il ne veut plus poser que cette solution tant le montage s’est bien déroulé.

 


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