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MEDIA / Le contreplaqué dans AMC

CONTREPLAQUÉ ET AMÉNAGEMENT INTÉRIEUR :
ESTHÉTIQUE ET ÉCOLOGIQUE

(Une interview publiée dans l’annuel 2019 ‘Intérieur’ de la revue AMC)
Réalisation La Fabrique + Et si… Architecture – Photo : Frenchie Cristogatin

Le contreplaqué séduit le monde de l’agencement intérieur par son esthétique, ses propriétés mécaniques et son prix. La Fabrique, ébénisterie locale, collaborative et solidaire, réalise des projets d’agencement, du mobilier, des scénographies, des pièces d’artistes. Si elle travaille avec du bois massif et des panneaux, son matériau de prédilection reste le contreplaqué. Fabrice Poncet, co-fondateur de La Fabrique, nous explique pourquoi.

La Cabane-Lit - Réalisation : La Fabrique + Et si.... Architecture - Photo Frenchie Cristogatin

La Cabane-Lit – Réalisation : La Fabrique + Et si…. Architecture – Photo Frenchie Cristogatin

Vous dîtes que le contreplaqué répondrait aux attentes de vos clients. Comment ?

Nous avons utilisé le contreplaqué dans de nombreux projets récemment: pour l’Away Hostel à Lyon, une chambre d’hôte, un parcours pour enfants, le « Tunnel Senda », notre prototype dans le cadre du projet « Cadre de Vie des Immeubles à Vivre Bois »… Les architectes, designers, scénographes, plasticiens avec lesquels nous travaillons recherchent une esthétique particulière. Le contreplaqué répond à cette attente en alliant bois massif et chants graphiques.

Que vous apporte-t-il de plus pour l’aménagement intérieur ?

Le contreplaqué est une superposition de minces feuilles de bois, croisées, collées et pressées à chaud. Ses faces de vrai bois séduisent beaucoup. Mais surtout, par rapport au bois massif, il cumule d’excellentes propriétés de résistance (et reste cintrable), de grandes dimensions et une très intéressante stabilité vis-à-vis des variations hygrothermiques. Son rapport qualité/prix est également un bon compromis.

La conception, au 21° siècle, ne peut ignorer l’impact sur l’environnement…

A la Fabrique, nous nous efforçons de travailler avec des matériaux plus sobres et plus durables, selon une logique d’éco-conception où l’équilibre entre 5 critères nous permet de choisir les matériaux: l’esthétique, les caractéristiques mécaniques, le coût, la qualité de l’air intérieur, le « cycle de vie ». Cette notion de bilan « cycle de vie » est essentielle à l’éco-conception et les panneaux contreplaqués apportent de vraies réponses: leur potentiel de réemploi – assemblables/ démontables /réutilisables ; leur capacité à supporter plusieurs cycles de réparation / rénovation / nition, contrairement à un mélaminé ou un stratifié difficilement réparables; en n de vie, ils peuvent être recyclés. En n il faut demeurer attentif à la provenance du produit et à l’origine du bois, des points sur lesquels nous manquons souvent d’informations. La Fabrique privilégie les contreplaqués européens, issus d’une ressource européenne, pour des raisons de durabilité et de circuits courts.

Et vis-à-vis du confort de l’utilisateur, de l’habitant ?

Dans un projet, il faut trouver le juste équilibre entre l’esthétique, la performance technique, le prix, la provenance et la qualité de l’air intérieur. Le contreplaqué est intéressant de ce point de vue car il propose un « univers bois » avec des panneaux techniques et performants.

Mais surtout, au-delà de ces aspects, la présence du bois va de pair avec un certain confort de vie : il procure une ambiance chaleureuse.

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AGENCEMENT/ Vivre Bois avec le contreplaqué

L’exposition Vivre Bois, organisée en mai dernier par Adivbois à Paris, a mis le panneau contreplaqué à l’honneur. Trois prototypes grandeur nature d’aménagement intérieur illustraient ainsi les solutions du Cadre de Vie pour les Immeubles à Vivre Bois. Les trois équipes pluridisciplinaires (architectes, designers, bureaux d’étude, agenceurs intégrateurs, industriels…) ont travaillé sur un projet industrialisable, intégrant le réemploi, la modularité, la flexibilité, la personnalisation et la réversibilité des espaces.

Aucune injonction à utiliser le contreplaqué dans l’appel à projet. Et pourtant… on le retrouve dans chacun des prototypes. De fait, matériau durable, réutilisable et recyclable, esthétique de la matière, approche environnementale et facilité d’usinage comme de cintrage ont contribué à la présence du panneau au cœur de ce projet ambitieux. Objectif de l’expérimentation Vivre Bois ? Proposer aux utilisateurs comme aux maîtres d’ouvrage une nouvelle manière de cloisonner et décloisonner les volumes et de condenser les fonctions dans ces éléments d’agencement pour optimiser l’espace. Un beau défi relevé par les trois équipes :

Le projet A-PART / Partition adaptable a valorisé la filière bois ainsi que l’économie circulaire et collaborative. Le projet est constitué de trois types de partitions – ou de cloisons (fonctionnelles, mobiles et techniques) qui permettent de faire évoluer le cadre de vie en fonction des besoins et des envies. L’originalité de ce projet repose sur le réemploi de mobilier provenant d’Emmaüs et de rebuts de l’industrie du bois. Le contreplaqué a été utilisé comme élément structurel mais aussi dans la fabrication de mobilier (placard, bibliothèque).

 

Le projet Capsule Capable est certainement le plus représentatif sur les possibilités que peut offrir le contreplaqué avec sa coque aux bordures courbes qui procure style, confort et isolation acoustique dans un contexte dédié à une pièce humide. Ce prototype est un espace compact de 5 m2 constitué d’un mur technique autour duquel ont été installés une salle de bain avec WC d’un côté, une cuisine (qui peut être remplacée par un espace dressing ou un bureau) de l’autre, et des rangements sur la paroi latérale. Préfabriquée en usine, la capsule peut être montée et démontée rapidement avec des éléments dimensionnés pour passer dans la largeur d’une porte de distribution. Ce système plug & play, qui se clipse avec une extrême simplicité sur les réseaux, s’adapte ainsi à de nombreuses configurations, en neuf comme en rénovation.

 

L’équipe du projet Macro-Meuble s’est quant à elle concentrée sur les espaces servants, à savoir les pièces de service (entrée, pièces humides, buanderie). Cette bande « servante », se présente comme une succession de mini-pièces utiles et adaptables. Elle est constituée de macro-meubles ayant une fonction séparative et une fonction meuble. Ces cloisons-meubles permettent une optimisation de l’espace et sont démontables et adaptables. Entièrement personnalisables, les portes coulissantes donnant accès aux pièces ainsi que les façades de ce prototype sont réalisées en panneaux contreplaqué de peuplier.

Vivre Bois- Prototype A-PART avec structure en contreplaqué

 

 

 

Vivre Bois – La Capsule Capable : une coque en contreplaqué qui condense salle de bain, rangement et cuisine ou bureau dans 5m2

 

 

 

 

 

Vivre Bois - Le Macro-Meuble est un élément séparatif qui, mieux qu'une simple cloison, contient des pièces fonctionnelles

Vivre Bois – Le Macro-Meuble est un élément séparatif qui, mieux qu’une simple cloison, contient des pièces fonctionnelles

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


EN SAVOIR PLUS…

Les prototypes présentés par leurs équipes, en vidéo


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GALERIE PHOTOS/ LES PROTOTYPES DU VIVRE BOIS

INTERVIEW- Joran Briand

CONTREPLAQUÉ, MATIÈRE À DESIGN

Le Studio Briand & Berthereau œuvre dans le domaine du design objet, de l’architecture intérieure et du design graphique. Sa philosophie : faire le maximum avec le minimum. Cette approche minimaliste, où chaque objet est débarrassé de tout superflu, exalte les matériaux. Dans bon nombre de ses projets, du Technocentre de Renault à Guyancourt aux bureaux de l’entreprise l’Optimiste, en passant par la réalisation de mobilier, le contreplaqué occupe une place de premier choix. Rencontre avec Joran Briand, son co-fondateur.

 

 

 

Comment en êtes vous venu à travailler avec le contreplaqué ?

Nous avons découvert ce matériau au cours de nos études et surtout à travers le travail du couple de designer Eames qui sont une référence en la matière. C’est un matériau qui nous a intéressé dès le début de nos études par le champ formel qu’il peut offrir. C’est aussi un matériau fabriqué en France. Nous avons au sein de notre agence une réflexion très contextuelle, notre démarche est d’essayer de faire avec ce qu’il y a autour de nous. Nous essayons au maximum d’utiliser des matériaux qui sont faits en France.

Quelles sont, selon vous, les forces de ce matériau ?

Ce sont à la fois des raisons économiques et structurelles qui nous ont menés vers ce choix. Il est tout d’abord intéressant en architecture intérieure du point de vue économique car le contreplaqué peut être appliqué sur de grandes surfaces, c’est un matériau qui ‘ne travaille pas’ : un des avantages réside en effet dans sa composition (en couches croisés, collées les unes aux autres) ce qui en fait un matériau stable, donc structurellement intéressant. En tant que designers, nous aimons jouer avec ce matériau parce qu’il nous permet de travailler sur les porte-à-faux et sur des assemblages assez précis sans que le bois travaille. Il s’usine et se travaille facilement grâce à cette stabilité. Un autre intérêt est son homogénéité : il peut être appliqué aussi bien dans l’agencement que dans le mobilier sur mesure, ce qui permet d’avoir une cohérence esthétique dans un projet d’architecture intérieure.

 

Joran Briand – copyright Claire Payen

 

« Le contreplaqué est un super matériau
qui permet à la fois de faire de l’agencement
et du mobilier,
tout en offrant une harmonie d’ambiance.
Il faut juste laisser parler le bois
»

Joran Briand, designer et co-fondateur du Studio Briand et Berthereau

 

Parmi de nombreux projets avec le contreplaqué, vous avez notamment réalisé un projet de luminaire. Pouvez-vous nous expliquer la démarche ?

C’est un travail de recherche : nous avons dessiné une lampe pour un projet à destination d’un particulier. Le concept se base uniquement sur un morceau de contreplaqué que l’on a coupé et défoncé dans certaines parties pour qu’il devienne un luminaire monolithique. Le contreplaqué st ici particulièrement intéressant car sa stabilité – garantie par la succession de feuille – permet à la fois de créer la structure (le centre du luminaire dans lesquels sont intégrés les leds) et de réaliser les abat-jour avec ces deux feuilles en périphérie.

Luminaire en contreplaqué cintré – Studio Briand et Berthereau – Fabrication Atelier Synapses

Ce luminaire fait appel aux propriétés de cintrabilité du contreplaqué… Quelle méthode de cintrage avez-vous appliquée ici ?

Nous avons utilisé un contreplaqué sur la tranche qui a été délaminé pour ne garder que les couches périphériques (abat-jour). Ce sont ces deux feuilles que nous avons cintrées : sur une contre-forme, de sorte qu’elles gardent cette forme en S. Puis nous les avons stratifiées.

Qu’est ce qui vous séduit dans l’esthétique du contreplaqué ?

Ce qui est intéressant c’est le graphisme de son veinage, que nous mettons en valeur  dans nos projets. En aménagement intérieur, il procure un aspect chaleureux et il se prête aisément à des applications sur de grandes surfaces comme, par exemple, pour des habillages. Cela permet de générer des ambiances agréables et accueillantes.


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GALERIE/ DESIGN & CONTREPLAQUÉ PAR JORAN BRIAND